Le fantôme du matricule 1342 : Une nouvelle de Cerveau Kotoson

Artiste-écrivain, Cerveau Kotoson est un militant culturel.

Il a été bien encadré par l’illustre David Jaomanoro. Effectivement, c’est en son honneur de bomber sa poitrine tout en la tapant de la main droite, et dire que c’est lui qui reçoit le fanion. À Antsiranana il n’est plus à présenter. Lui, c’est Cerveau Kotoson. 

Il y a deux semaines, il a sorti une nouvelle intitulée «Le fantôme du matricule 1342». Effectivement, l’auteur n’est pas à son premier coup de maître. Après « l’âme des innocents» en 2019, l’auteur suscite l’enthousiasme, l’amour, la passion et le courage chez les amateurs de littérature. « Le livre parle du fantôme d’un jeune soldat tué injustement et qui réclame justice en hantant une école d’agents pénitentiaires. Traditions, ésotérisme, justice et culture du Malagasy profond», a-t-il avancé. Faut-il toujours rappeler que les mythes sont quasiment effacés et oubliés par la jeune génération. Les agglomérations et les constructions d’ici et là accentuent non seulement la dégradation de l’environnement, mais aussi déracinent, petit à petit, l’identité culturelle léguée par les ancêtres. Les Malgaches deviennent, désormais, peu à peu, un peuple sans repères. La campagne conservatoire perpétue les mythes et légendes hérités souvent des ancêtres, les évolutions y sont lentes, la culture est transmise à travers les époques et précieusement conservée. La ville, quant à elle, est toujours stressée et pressée d’accélérer les pas en oubliant en chemin la sagesse ancestrale. Alors, Cerveau Kotoson déterre les légendes urbaines malgaches. Il puise dans la mythologie pour pérenniser la culture tout en transmettant des messages forts sur la conscience individuelle….«On n’est jamais mieux gratté que par soi-même. La culture antakarana est puissante dans la mesure où elle transcende la modernité et d´autres communautés. Elle est vivante et continuera de l´être seulement si la chaîne de transmission ne se casse pas».

Iss Heridiny

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