Nosy-Be : Nouvel espoir pour l’industrie du sucre

Cérémonie de pose de première pierre pour la reconstruction de l’usine sucrière de Nosy-Be.
Cérémonie de pose de première pierre pour la reconstruction de l’usine sucrière de Nosy-Be.

L’usine de la SASM (Société agricole sucrière de Madagascar) à Nosy-Be sera opérationnelle d’ici à un an. Cette firme prévoit de produire 20 000 tonnes de sucre par an d’après la phase de lancement, et 100 000 tonnes à partir de 2020.

La SASM relance l’industrie du sucre à Nosy-Be et bientôt à Brickaville. Cette société dont le capital est détenu à 70% par la Compagnie Vidzar et 30% par la SIRAMA a déjà lancé les travaux de reconstruction et de rénovation de l’usine à Dzamandzar, Nosy-Be. La pose de la première pierre s’est déroulée, vendredi dernier en présence du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, du ministre de l’Industrie et du Développement du secteur Privé, Narson Rafidimanana, ainsi que 4 autres membres du Gouvernement, de parlementaires et les autorités locales. Notons que le processus pour le redémarrage de cette usine a été initié en juillet 2015, si des négociations ont eu lieu depuis l’année 2010. « Il s’agit d’un nouvel espoir pour la filière sucre, grâce à un partenariat entre le secteur privé, l’Etat et particulièrement, le Ministère de l’Industrie. L’objectif est d’unir les forces de la Compagnie Vidzar et de la SIRAMA, pour la réussite d’un projet innovant. Nous voulons améliorer la valeur et la qualité du Vita Malagasy pour la satisfaction des besoins locaux et l’exportation, notamment vers l’Europe. Avec cette industrie du sucre suivront le développement de la production d’énergie et d’autres produits dérivés, ainsi que l’amélioration de la balance commerciale et du pouvoir d’achat à Madagascar », a indiqué Franck Fohine, PDG de la SASM, lors de son discours à Dzamandzar.

Défi. Pour le ministre Narson Rafidimanana, la relance de l’industrie du sucre à Nosy-Be est un grand défi réussi grâce à la confiance profonde des acteurs concernés au régime actuellement en place. « Après celui-ci, le prochain sera le site de Brickaville », a-t-il annoncé. Pour sa part, le président Rajaonarimampianina a noté que la sucrerie devra être plus développée qu’elle ne l’était dans le temps. En effet, il a exigé que les activités et la gestion de la SASM soient entièrement indépendantes de celles de la SIRAMA. « Pour appuyer la relance de la filière, des travaux de réparation de la route reliant la ville de Nosy-Be vers Andilana commenceront d’ici à 10 jours. En outre, nous allons créer un musée du sucre à Nosy-Be. Le seul dans tout le pays », a déclaré le président de la République. En ce qui concerne le développement de l’industrie, les matières premières figurent aujourd’hui parmi les premiers soucis des dirigeants de la SASM. « Malgré les dégradations, 70% des pièces des machines sont encore utilisables et ce sont des pièces de bonnes marques. Les investissements prévus se comptent en centaines de millions d’Euros mais ne sont pas encore complètement fixés. Le handicap pour Nosy-Be est l’insuffisance de matières premières. Nous avons déjà lancé la production dans la plantation de canne à sucre, et incitons également les paysans à reprendre la culture de canne », a affirmé le DG du Développement industriel de la SASM, Gaetan Ramindo. Bref, la relance de l’usine permettra, non seulement de combler le gap en production de sucre par rapport aux besoins à Madagascar, mais marque également une reprise de l’économie et une tendance vers le plein-emploi à Nosy-Be.

Antsa R.

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. un grand défi… quand toute l’île carburait à plein régime gràce à cette usine voilà encore 50 ans…
    Enfin, espérons que les grosses bêtises de ces dernières 50 années ne seront pas répétées encore une fois aux frais du contribuable occidental…

  2. Une bonne chose pour la Grande Ile. Ce secteur avait grand besoin d’un nouveau souffle. Hery Rajaonarimampianina a permis de reconstruire l’ex-SIRAMA. Il faut que le progrès ne cesse de croître vers un avenir positif. Divers domaines sont concernés par l’industrie. Désormais, c’est un petit pas pour l’industrie mais un grand pas pour l’économie malagasy et ce, grâce à Hery Rajaonarimampianina.

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