Bois de rose : 120 tonnes de rondins rapatriées de Maurice, hier

Jusque tard dans la soirée d’hier, le ministre des Finances et du Budget, ainsi que le DG des douanes étaient en train de superviser le comptage des rondins.
Jusque tard dans la soirée d’hier, le ministre des Finances et du Budget, ainsi que le DG des douanes étaient en train de superviser le comptage des rondins.

Une opération de rapatriement de bois de rose et de palissandre de Madagascar, exportés illicitement vient d’être menée à terme, pour la toute première fois.

C’est officiel ! Les 6 containers de bois de rose saisis à Maurice en juin 2011, soit à peu près 120 tonnes, ont été bien rapatriés à Madagascar. Hier, le ministre de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts Ralava Beboarimisa a spécialement effectué une descente sur Toamasina, accompagné du ministre des Finances et du Budget, Gervais Rakotoarimanana, pour assister au débarquement de la cargaison. Il s’agit du premier rapatriement réussi, depuis l’apparition du phénomène de trafic de bois précieux dans notre pays. « Les négociations ont été longues et fastidieuses, mais nous avons réussi », a déclaré le ministre Ralava Beboarimisa, lors du débarquement de bois précieux. « La délégation conduite par le président Hery Rajaonarimampianina a pesé de tout son poids, lors de sa visite officielle à Maurice en mars 2016, afin d’obtenir le retour de ces 6 containers, cinq ans après leur expédition », a-t-il poursuivi. A noter que le droit malgache ne prévoit pas pour l’instant de dispositions relatives à la saisie ou à la confiscation et à la vente des marchandises saisies ou confisquées en dehors de notre territoire. A cet effet, pour les graves infractions de dimension transnationale, la convention de Palerme ratifiée par Madagascar stipule que l’Etat Partie qui confisque le produit du crime ou des biens en dispose conformément à son droit interne et à ses procédures administratives. D’autant plus que  la Convention de Palerme n’impose pas nécessairement un partage équitable entre les Etats Requis et l’Etat Requérant. Ces bois de rose rapatriés, propriétés de l’Etat, vont rejoindre ceux déjà inventoriés, marqués et sécurisés conformément à la mise en œuvre de l’audit et du plan d’utilisation des stocks soumis à la CITES et initiée depuis 2015. « Ils seront sécurisés par la Direction générale des douanes avec les autres saisis dans le port de Toamasina. Nous pourrons reprendre l’appel d’offre pour la commercialisation de ces bois précieux après le prochain rapport de Madagascar sur la réunion de la CITES en juillet », a-t-il indiqué le ministre Gervais Rakotoarimanana.

Procédures. Ce projet a abouti suite à des actions concertées, initiées par le ministre de l’Environnement, de l’Ecologie, de la Mer et des Forêts. Des initiatives entreprises avec le concours de différents départements comme le ministère de la Justice et la douane malagasy. Rappelons qu’une plainte contre X pour contrebande et une demande de jonction des procédures -ministère de l’Environnement – Douane- ont été déposées au préalable, en plus d’une demande de commission rogatoire posée dans le but de ramener ces richesses nationales et d’appliquer les lois en vigueur relatives à ces produits. Ainsi, la Grande Ile peut se targuer d’avoir enregistré un progrès significatif et, cela, avant la 67e session du Comité permanent de la CITES. Par ailleurs, selon le ministre Ralava Beboarimisa, l’assainissement de la filière bois de rose s’illustre ces derniers temps par des avancées majeures pour ne citer que la remise officielle en février dernier, de quatre vedettes rapides par le Président de la République, grâce à l’appui financier de la Banque mondiale. Des équipements destinés à sécuriser les zones sensibles aux trafics ou les coopérations internationales ayant abouti à la formation organisée par  l’ONUDC sur la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts à Madagascar. Sans oublier que le recrutement par le ministre, d’un cabinet d’avocat international sur l’ affaire de trafic illégal de bois de rose à Singapour, a permis à l’Etat malgache de gagner le procès. Autant d’actions qui visent déjà l’après assainissement, tout en marquant la volonté de l’Etat Malagasy de lutter contre le trafic.

Antsa R.

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. · Edit

    Comme nous savons tous comment ils disparaissent ce genre de CITES comme ils disent les intellos ; il est temps de réagir non ?

  2. Les rondins viennent de Maurice,transit à Mcar et destination,la Chine;pareil pour l’argent sale.

  3. Et après, ces bois disparaissent comme par enchantement, et les milliards avec.

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