Commerce : Vers la mise en place d’un indice des prix des PPN

Les prix du riz sur le marché local ne cessent d’augmenter depuis ces derniers mois, atteignant actuellement à 2 400 Ar le kilo pour la variété locale. Ce qui fait la grogne des consommateurs. Face à cet état de fait, une rencontre entre le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, et les responsables des marchés au niveau des communes urbaines et suburbaines ainsi que les associations oeuvrant pour la protection des droits des consommateurs, s’est tenue hier à Anosy.  Si les responsables des marchés ont réclamé l’application des prix de référence sur chaque produit de première nécessité tels que le riz, le sucre et la farine, le ministre de tutelle, Lantosoa Rakotomalala, a plutôt évoqué qu’un indice des prix de ces denrées alimentaires sera bientôt mis en place après avoir calculé leurs structures prix. 

Obligations. « Cela comporte entre autres, le coût de la logistique, les charges du personnel et le coût de transport des produits. Quant aux marges perçues par les commerçants, la loi régissant le secteur du commerce stipule l’application d’un régime libre. Les pratiques commerciales des grossistes et détaillants, seront également prises en compte », a-t-elle fait savoir. En outre, elle a annoncé que des panneaux indiquant toutes les obligations des commerçants seront érigés au niveau des marchés, dans le cadre de l’opération « Vidin’entana » qui sera lancée au début du mois de décembre jusqu’à la fin de février 2021. « Les prix de chaque produit doivent être affichés. Et chaque marchandise doit comporter une étiquette en langue nationale, de préférence. En outre, les commerçants doivent disposer d’une vignette indiquant que leurs instruments de pesage sont contrôlés. S’ils ne respectent pas ces obligations, les responsables des marchés peuvent intervenir  ou nous aviser », a-t-elle évoqué. Et lui d’ajouter que la loi interdit toute révision à la hausse des prix des produits sans aucune justification ainsi que la rétention de stocks.  Pour leur part, les représentants des associations œuvrant pour la protection des droits de consommateurs, ne cessent de réitérer que des mesures doivent être prises à l’encontre des spéculateurs. 

Navalona R. 

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