Financements extérieurs : Retour de confiance des bailleurs de fonds

Signature d’un accord de don de 100 millions USD de la Banque Mondiale en présence du président de la République Andry Rajoelina.

Dans son discours de vœux du nouvel an, le président de la République Andry Rajoelina a réitéré son engagement de vaincre la pauvreté. Un engagement qui bénéficie de l’appui des partenaires internationaux.

C’est confirmé. Madagascar bénéficie plus que jamais de la confiance des bailleurs de fonds. Les grands partenaires financiers comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, l’USAID… étaient aux côtés de Madagascar, plus particulièrement dans le cadre des appuis à la lutte contre la Covid-19 et au combat qu’entend mener le Président Andry Rajoelina dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.

Avant-poste

Le dernier rapport publié par le ministère de l’Economie et des Finances, le département qui est à l’avant-poste pour les négociations et la mise en œuvre des financements extérieurs fait état de 380,75 millions USD de fonds décaissés dans le cadre des actions menées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid-19. On peut citer, entre autres,les 12,71 millions USD octroyés par la Banque Mondiale pour le projet Filets sociaux de sécurité. Ces fonds ont été notamment utilisés pour les paiements des transferts monétaires non conditionnels (TMNC) décidés par le gouvernement au taux de 100 000 ariary par ménage bénéficiaire. Les fameux Tosika Fameno distribués partout à Madagascar. Le Fonds monétaire international (FMI) figure également parmi les grands bailleurs de la lutte contre la Covid-19. Et ce, à travers les deux tranches de la facilité de crédit rapide. Le premier d’un montant de 165,99 millions USD et le second de 171,90 millions USD, soit au total 337,89 millions USD.  Ce sont des aides à la balance des paiements, qui ont été rétrocédées par la suite au ministère de l’Économie et des Finances pour financer le gap des finances publiques en 2020 et l’accroissement des dépenses sociales.

Projet Mionjo

Le président de la République a mobilisé les bailleurs de fonds pour aider le gouvernement à venir à bout du kere devenu un phénomène récurrent, surtout dans le Sud. Les PTF n’ont pas tardé à répondre. A l’instar de la Banque Mondiale dont le conseil d’administration a adopté le 10 décembre dernier un don de 100 millions de dollars de l’IDA1 pour améliorer l’accès aux infrastructures de base et aux moyens de subsistance et renforcer la gouvernance locale dans le Sud de Madagascar, en mettant l’accent sur les jeunes et les femmes. Le projet, appelé MIONJO (se lever dans le dialecte du Sud de Madagascar) qui est l’exécution sur terrain des actions de lutte contre le kere couvrira les trois régions du Sud de Madagascar, à savoir Anosy, Androy et Atsimo-Andrefana. « J’ai fait de la lutte contre la famine et la malnutrition dans le Sud de Madagascar, une priorité de l’État. Un combat que je mène de front avec la mobilisation de tout le gouvernement malgache et le concours des différents partenaires internationaux et nationaux », avait notamment déclaré le président Andry Rajoelina, lors de la signature de la convention relative à ce don. L’objectif du régime étant l’éradication totale et complète du kere dans tout Madagascar à travers la mise en place des solutions médico-sociales d’urgence mais aussi et surtout des solutions économiques sur le long terme.

Trois projets

Le gouvernement américain, à travers l’USAID, aide également Madagascar dans la lutte contre le kere. Et ce, à travers un don de 100 millions de dollars. Ces fonds sont destinés à trois projets financés par l’Agence des États-Unis pour le Développement pour fournir des solutions à long terme à l’insécurité alimentaire dans les zones les plus touchées par ce fléau dans le pays. Le projet « Firangà » qui apportera une aide d’urgence à plus de 167 000 personnes dans les régions d’Atsimo Andrefana et Androy et le traitement de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans. Le projet « Maharo », à hauteur de 45 millions, pour répondre aux besoins nutritionnels à long terme de plus de 279 000 personnes vulnérables dans ces deux régions. Et enfin le projet « Fiovana », de 45 millions de dollars sur cinq ans pour réduire l’insécurité alimentaire chez plus de 428 000 personnes dans les régions Vatovavy et Fitovinany et Atsimo Atsinanana.

Actions concrètes

En tout cas, le gouvernement n’a pas tardé à engager des actions concrètes pour la réalisation de ces projets de lutte contre le kere. En décembre dernier une série de descentes sur terrain suivie de séances de travail et d’activités par le Premier ministre Ntsay Christian ainsi qu’une délégation du ministère de l’Economie et des Finances dirigée par le ministre Richard Randriamandrato. Des missions qui ont notamment permis la validation du budget du Centre de Coordination Opérationnelle contre le Kere (CCCOK), ainsi que les modalités de mise en place et de budgétisation du Centre de Réhabilitation Nutritionnelle et Médicale (CNRM).

R.Edmond.

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Salut
    À Madagascar ou sur toute les territoires africains on a pas besoin d’hommes forte

    On a besoin d’une très bonne institution
    C’est ça le réel problème de Madagascar
    Sont institution et pas assez puissant
    Humainement

    Sorry

  2. VALIN-TENY BANGAKELY : I BALA RORA O SON ALTESSA SERENISSIME RADOMELINA 1er

  3. Ankamatatra ity re olona a ;ka asa raha misy mahavaly ,Nisy olona iray namoaka vava ,fa vita hatreo ny fihindramana vola amin’ireo bailleurs traditionnels ,fa manana ny harentsika isika ka amin’ny alalan’ireo no hampandrosoantsika ny firenena ary hanaovana itsy sy iroa ,
    iza ary no niteny izany o ????????

  4. Tant que nous travaillons avec les bailleurs traditionnels même en 2030,2060 Madagascar ne trouvera jamais son développement. Donc cessez de faire de la démagogie. Ces aides ne seront jamais bénéfique pour nous.

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