Elevage à cycle court : MPE forme de futurs entrepreneurs

Outre la formation des éleveurs, le MPE facilite la recherche de débouchés à leurs produits, via la mise en place de ce « Tsenaben’ny mpiompy ».

L’élevage à cycle court ne doit plus être constitué comme étant une activité secondaire étant donné que c’est un secteur rentable.

Raison pour laquelle, bon nombre de gens se lancent actuellement dans ce secteur. Le MPE (Malagasy Professionnels de l’Elevage), développe des séries de formations pour pouvoir les encadrer à devenir de futurs entrepreneurs. La deuxième vague de formations concerne l’élevage porcin, l’élevage de poulets gasy amélioré, la pisciculture, l’élevage de poules pondeuses, l’élevage de canards pour la production de foie gras, l’élevage de poulets de chair et l’apiculture. Ces séries de formations se dérouleront à partir du 10 février jusqu’au 04 mars 2021 au siège de la MPE à Nanisana.

Meilleure conduite d’élevage. Rappelons que cette plateforme, regroupant tous les acteurs concernés en amont jusqu’en aval du secteur de l’élevage, dispose de plus de 26 ans d’expériences en matière de formations des éleveurs à être professionnels dans le secteur. Il s’agit notamment des formations techniques spécialisées en commençant par l’appui des futurs entrepreneurs au démarrage de leurs activités d’élevage. Il y aura ensuite un suivi de leurs exploitations avec des interventions particulières des techniciens du MPE en matière de débecquage, de désinfection et d’insémination artificielle porcine, entre autres. Mais avant tout cela, les promoteurs, qu’ils soient des particuliers ou des groupements d’éleveurs ou bien des entrepreneurs, doivent assurer une meilleure conduite d’élevage, y compris l’alimentation animale afin d’obtenir un meilleur rendement de productivité. Le Malagasy Professionnels de l’Elevage veille à ce que les promoteurs ne perdent pas leurs investissements alloués dans ces filières porteuses. Nombreux sont, d’ailleurs, les gens qui sont convaincus qu’investir dans ce secteur de l’élevage est désormais rentable, mais à condition qu’ils se professionnalisent. Cette plateforme s’engage entre-temps à offrir un service d’accompagnement en matière de montage de projet d’implantation d’une ferme d’élevage à toute personne désirant s’y lancer.

Recherche de débouchés. Force est également de reconnaître que le développement de certaines filières a été freiné depuis l’an dernier en raison des impacts de la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Mais le MPE commence actuellement à les redynamiser, pour ne citer que l’élevage de canards servant à produire du foie gras. En effet, ce foie gras est toujours considéré comme un produit gastronomique de luxe pour la population malgache. Quant à la recherche de débouchés aux produits de ces futurs entrepreneurs œuvrant dans le secteur de l’élevage, le « Tsenaben’ny mpiompy », a été mis en place dans l’enceinte du MPE à Nanisana. Ce marché a été modernisé grâce à l’appui du FEL (Fonds de l’Elevage). Les produits frais des éleveurs directs y sont exposés régulièrement. On y trouve également des produits agricoles, étant donné que l’élevage et l’agriculture sont deux secteurs interdépendants, qui forment également le principal « laoka » pour les consommateurs.

Navalona R.

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