France-Madagascar : Un accord sur le rééchelonnement de la dette

L’accord a été signé entre le ministre de l’Économie et des Finances, Richard Randriamandrato et l’Ambassadeur de France à Madagascar, Christophe Bouchard.

La France continue d’appuyer Madagascar dans ses efforts pour le développement économique. Un appui qui s’est manifesté par la signature d’un accord de différé de dette entre le gouvernement français et le gouvernement malagasy.

Signé entre le ministre de l’Économie et des Finances Richard Randriamandrato et l’Ambassadeur de France à Madagascar Christophe Bouchard, cet accord de différé de dette porte sur un montant de 1 647 221 euros.

Service de la dette

Un accord de différé de dette, précisons-le, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (ISSD) lancée par le groupe du G20. Il a pour objet de suspendre le service de la dette due par l’État bénéficiaire. Cette dette soumise au différé est constituée par les prêts consentis par l’Agence Française de Développement, ayant fait l’objet d’un contrat ou de toute autre forme d’arrangement financier conclu avant le 24 mars 2020 et d’une durée supérieure à un an. Les fonds concernés par cet accord de rééchelonnement ont été accordés par le gouvernement français au gouvernement malgache ou à une entité bénéficiant d’une garantie explicite du gouvernement malagasy. Le gouvernement français a voulu montrer à travers cette initiative son soutien envers Madagascar dans sa quête de développement et plus particulièrement en cette période de pandémie mondiale.

Confiance

Le gouvernement malgache s’est d’ailleurs engagé à consacrer les ressources libérées à l’augmentation des dépenses dédiées pour atténuer les impacts sanitaires, économiques et sociaux de la crise du COVID-19. Les versements se feront en six paiements semestriels, égaux et successifs, le premier intervenant le 15 juin 2022 et le dernier le 15 décembre 2024. Il en est de même pour les intérêts courus sur les montants différés du 1er mai 2020 au 31 décembre 2020. En somme, l’objectif final de cet accord est de permettre à l’État malgache de dégager des marges budgétaires et de la trésorerie pour faire face aux effets, tant sociaux qu’économiques de la pandémie de la COVID-19. Ce rééchelonnement de la dette aura entre autres effets de permettre au gouvernement malagasy de dégager des ressources afin, à la fois de mieux faire face aux impacts socioéconomiques de la pandémie et de relancer l’économie du pays. Un accord qui traduit en tout cas, la confiance de la France vis-à-vis de Madagascar

R.Edmond

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