Filière bovine : Le projet LITS sur la traçabilité du bétail officialisé

Le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo, signant l’accord sur le projet LITS

L’ère est à la digitalisation pour la filière de l’élevage bovin. 50 000 zébus seront dotés de puces électroniques infalsifiables d’ici la fin de l’année.

Historique. La signature de l’accord relatif au projet d’identification et de traçabilité du cheptel bovin entre le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) et la Société Financière Internationale (IFC) l’est. Elle marque en effet l’officialisation de ce vaste programme de réforme de la filière bovine à Madagascar.

Co-financé

Plus connu sous le diminutif Livestock Identification and Traceability System (LITS), ce projet est co-financé par le Japon et l’IFC et vise à valoriser le potentiel sous-estimé du secteur de l’élevage malgache sur la filière zébu. À travers ce programme d’assistance technique sur 3 ans, l’IFC apporte un soutien direct au MAEP, plus particulièrement à la Direction Générale de l’Elevage, sur les aspects stratégiques, techniques, opérationnels et institutionnels de la filière. Et ce, en complémentarité avec les interventions existantes des bailleurs de fonds, notamment le projet CASEF de la Banque mondiale, sur les filières de l’élevage à Madagascar. Concrètement, le projet LITS vise à doter, dans un premier temps, 50 000 zébus, de puces électroniques infalsifiables dans les régions-pilotes sélectionnées que sont : Anosy, Androy, Atsimo Andrefana et Ihorombe. À cet effet, le MAEP a procédé à l’acquisition de boucles électroniques infalsifiables, ainsi que du système d’exploitation pour l’enregistrement de la base de données et des outils d’identification.

Outil digitalisé

Il s’agit en somme d’une révolution dans la filière bovine puisque grâce à cet outil digitalisé, le MAEP se fixe comme objectifs d’améliorer et d’alléger les processus de réglementation et de conformité inhérents à l’exploitation de la filière, et de renforcer la participation du secteur privé à travers une meilleure formalisation de l’élevage en collaboration avec les autorités centrales et régionales compétentes. À terme, le projet vise notamment à sécuriser et professionnaliser toutes les étapes de l’élevage bovin. Selon le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo, il n’y aura plus d’exportation de zébu sur pied, mais seulement de la viande bovine préparée ou mise en conserve. « Pour le secteur de l’élevage bovine à viande, nous nous sommes engagés, à travers notre Plan Emergence quinquennal, dans la voie de rendre durable l’exploitation bovine par la préservation et la croissance du cheptel, et de soutenir les éleveurs qui constituent la vraie colonne vertébrale de l’économie ». a-t-il précisé. L’IFC a été représentée à cette occasion par sa Représentante Pays Marcelle Ayo. « L’agriculture est vitale pour l’économie de Madagascar et pour la vie de nombreux Malgaches. L’IFC est heureuse de collaborer avec le gouvernement pour soutenir les réformes du secteur de l’élevage, qui permettront de renforcer la traçabilité et l’identification du bétail, et ainsi de créer des emplois et de soutenir le développement économique global » a-t-elle notamment déclaré.

R.Edmond.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Velirano n° 1 : La sécurité
    Projet LITS, …. mais des éleveurs de bœufs attendent toujours l’installation des puces GSM, il y a encore trop de voleurs. on a plus de 50 000 zébus à Madagascar.

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