Ministère de l’Economie et des Finances : Vers le renforcement de la digitalisation de la gestion des soldes et des pensions

Passation des services hier entre Richard Randriamandrato et Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison (MEF)²

Compétence et droiture. Voilà les maîtres-mots qui vont marquer la gestion du ministère de l’Economie et des Finances dont le nouveau ministre, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, vient de prendre le relais.

« Je remercie le président de la République, Andry Rajoelina, et le Premier ministre, Christian Ntsay, de m’avoir confié cette nouvelle  mission »  a annoncé le ministre dans le discours qu’elle a prononcé hier au cours de la passation des services avec son prédécesseur Richard Randriamandrato, lequel, n’a pas manqué de donner sa bénédiction à celle qui va prendre les rênes de ce département-clé de l’économie. « Vous connaissez bien ce ministère et je suis convaincu que vous allez pouvoir mener à bien vos missions au sein de ce grand ministère », a-t-il dit en ajoutant que  les objectifs de développement économique nécessitent plus de célérité dans les actions à entreprendre.  Le nouveau ministre a, en tout cas, rassuré en  déclarant qu’elle gérera le ministère sous le signe de la droiture. « Comme l’a recommandé le président de la République, je vais assurer ma mission avec compétence mais surtout avec droiture car c’est le meilleur moyen d’apporter ma contribution pour le développement du pays », a-t-elle annoncé.

La passation des services qui s’est déroulée, à l’immeuble Plan Anosy, en présence du staff dirigeant du ministère était également l’occasion pour le nouveau ministre de faire un rappel de ses priorités. À commencer par la réforme de la gestion des soldes des fonctionnaires et  des pensions de retraite qui est encore marquée par des abus. Pour ne citer que l’existence des fonctionnaires fantômes ou encore des employés qui perçoivent des salaires exorbitants, n’ayant aucun rapport avec leur qualification. Alors que cette rubrique représente à elle seule près du quart des dépenses publiques. Pour y mettre un terme, le ministère va renforcer la digitalisation financière. En effet, les abus et les anomalies trouvent leur origine dans  le traitement manuel des dossiers. Le rapatriement des devises figure également parmi les dossiers prioritaires.  « Nous devons relever le défi de l’augmentation du volume de rapatriement des devises car c’est l’un des facteurs qui contribuent à l’amélioration de la compétitivité de l’ariary », selon toujours le nouveau ministre de l’Economie et des Finances.  Elle a, par ailleurs, annoncé la grande nécessité d’augmenter les investissements privés et publics. Autant  de chantiers qu’elle va mener avec l’implication de la grande famille du ministère de l’Economie et des Finances.

R.Edmond.

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