Développement urbain : Phase 2 en cours, après le grand succès des projets Lalankely III et PIAA

Les travaux mis en œuvre dans le cadre du Programme PIAA et du Projet Lalankely III, pour le développement d’Antananarivo, se comptent par centaines.

La forte croissance démographique de la ville d’Antananarivo et ses environs impose des besoins importants d’infrastructures et équipements adéquats, selon le MATSF (Ministère de l’Aménagement du Territoire et des Services Fonciers).

 

Deux projets complémentaires ! C’est ainsi que le MATSF considère le Programme Intégré d’Assainissement d’Antananarivo (PIAA) et le projet Lalankely, qui visent à améliorer les conditions de vies de la population, en termes d’infrastructures relatives à l’assainissement, à la mobilité et à l’équipement communautaire. En effet, c’est à travers ces projets, que le MATSF a atteint l’un de ses objectifs relatifs aux interventions intégrées à Antananarivo. Lors d’une visite des travaux de la deuxième phase du Programme PIAA et des deux phases du projet Lalankely III, le ministre Hajo Andrianainarivelo a soutenu l’importance de ces projets. Cette visite avait d’ailleurs pour objectifs de constater l’avancement des travaux, d’informer le public de l’évolution des deux projets et de promouvoir une meilleure compréhension des apports du programme et du projet dans la durée ainsi que des besoins futurs d’appuis techniques et financiers.

PIAA. L’agglomération d’Antananarivo, composée de la Commune Urbaine d’Antananarivo et de 36 autres Communes périphériques, abrite une population estimée à plus de 1,23 millions habitants selon les dernières estimations de 2011, avec une croissance annuelle de 4,5%. « Face à cette évolution rapide, les territoires habités sont devenus exigus, avec une insalubrité notoire, due principalement à une urbanisation plus ou moins anarchique. Les zones basses, dans lesquelles vit une très grande partie de la population urbaine, sont vulnérables à l’inondation. Les services d’assainissement sont insuffisants. Ainsi, les réseaux actuels sont vétustes, sous dimensionnés, en nombre insuffisant et mal entretenus. Les habitants des zones à forte densité et installés dans les zones basses, vivent ainsi dans des conditions insalubres, foyers de maladies infectieuses, hydriques et épidémiques, où règnent également l’insécurité. Pour remédier à ces différents problèmes, le PIAA a été mis en place. Ce programme constitue une étape préalable à l’urbanisation des casiers de l’agglomération d’Antananarivo et à la protection contre l’inondation. C’est également une opportunité pour la réalisation d’un aménagement structuré des réserves foncières de la plaine d’Antananarivo », a indiqué le MATSF. Selon les explications, le PIAA comprend la réalisation des premiers travaux d’envergure dans les réseaux d’assainissement. Ceux-ci concernent des réparations de réseaux tertiaires effondrés, la réhabilitation des cinq stations de pompage et des interventions sur le canal de drainage principal d’une longueur de 7,5Km. Les travaux de deuxième phase, lancé au mois de de juillet dernier concernent le confortement et embellissement des berges entre Ankadimbahoaka et Ankorondrano, la réhabilitation des caniveaux tributaires du canal Andriantany et l’aménagement d’un exutoire supplémentaire sur le secteur de trois buses d’Ankadimbahoaka.

Lalankely III. La défaillance en infrastructures et équipements adéquats sont à l’origine de mauvaises conditions de vie, dans les quartiers favorisés de la Capitale et de sa périphérie. C’est pour résoudre ce problème que le projet Lalankely III a été mis en place par le MATSF, avec un la participation financière de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Union Européenne (UE) et de l’Etat malgache. Selon les promoteurs du projet, l’objectif est d’améliorer les conditions de vies des populations bénéficiaires à travers l’amélioration de la mobilité et l’accessibilité des populations, de l’environnement sanitaire, ainsi qu’à travers la garantie de la pérennisation des infrastructures par la mise en place de comités d’habitants pour la gestion et l’entretien des infrastructures et enfin, le renforcement de capacité technique et financière des Collectivités Décentralisées à gérer efficacement les services urbains mais aussi à investir dans les équipements publics. Les deux phases de ce projet concernent 222 “Fokontany“dans l’agglomération d’Antananarivo. En tout, il compte 725 infrastructures réhabilitées.

Antsa R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire