Réhabilitation de la RN9 : Mise en garde du ministre Jerry Hatrefindrazana à l’entrepreneur chinois

Le ministre des Travaux publics, Jerry Hatrefindrazana, discutant avec l’entrepreneur titulaire du marché.

L’exécution des travaux d’aménagement et de bitumage des tronçons de route sur la RN9 accuse un retard de plus de sept mois.

C’est le constat de la délégation conduite par le ministre des Travaux publics, Jerry Hatrefindrazana, lors d’une descente effectuée dans la région Atsimo Andrefana, la semaine dernière. Des autorités et des élus locaux ont également été présents. En tout, les tronçons de route à réhabiliter, longs de 168 km, relient Analamisampy en passant par Bevoay jusqu’à Manja, sans oublier la construction des ouvrages d’art dont des ponts des radiers. Ces travaux qui ont démarré le 21 novembre 2020 et qui sont prévus s’achever le 23 mai 2023, sont confiés à trois entreprises. Le ministre de tutelle a donc mis en garde l’entrepreneur chinois. En effet, « l’état d’avancement physique de ces travaux n’est atteint qu’à 7,79% pour le tronçon de route reliant Analamisampy et Bevoay. Les matériels et équipements utilisés ainsi que la quantité de main-d’œuvre travaillant sur le chantier s’avèrent insuffisants, ce qui cause du retard dans l’exécution des travaux », a évoqué le ministre de tutelle.

Délai et qualité. De plus, « l’entreprise titulaire du marché ne parvient pas à respecter les délais d’exécution des travaux alors qu’elle a effectué plusieurs soumissions suite aux appels d’offres lancés par le ministère des Travaux publics », a-t-il rajouté.  Dans la même foulée, le ministre Jerry Hatrefindrazana a également pointé du doigt le bureau d’études au sein de son département, qui a failli à sa mission, en le contraignant à terminer à temps les travaux qui lui sont confiés. Il a ainsi ordonné d’une part, que l’entreprise titulaire du marché travaille jour et nuit si possible en acheminant plus d’engins sur le chantier et en produisant davantage de gravillons sur place ; et de l’autre, que le bureau d’études concerné contrôle systématiquement les travaux. « Il faut respecter tant le délai d’exécution des travaux que sa qualité, suivant les cahiers de charge établis. Nous n’acceptons plus les retards dans la réalisation de ces travaux de réhabilitation routière », dixit-il d’un ton ferme. Il s’engage à revenir sur le chantier périodiquement afin d’inspecter l’état d’avancement du projet.

Amélioration des connectivités. Il est à noter que ces travaux d’aménagement et de bitumage des tronçons de route sur la RN9 visent à contribuer à l’amélioration des connectivités de Madagascar avec les pays de la sous-région tout en augmentant les échanges commerciaux. Ce qui permettra également de désenclaver les régions du Sud de la Grande Île, notamment Toliara et Atsimo Andrefana ainsi que Menabe grâce à l’amélioration de leur accessibilité. Le développement commercial à travers la valorisation des produits faisant la réputation du Grand Sud et la facilitation de leur écoulement sur les marchés, n’est pas en reste. On peut citer, entre autres, l’agriculture et l’élevage ainsi que les mines et le tourisme. La réalisation de cette grande infrastructure routière contribuera ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations se trouvant dans la zone d’influence du projet. Par ailleurs, le ministre de tutelle a rappelé à l’entrepreneur chinois qu’il doit payer des ristournes à la commune suite à l’exploitation des carrières et des matières premières locales.

Navalona R.

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