« Tranoben’ny Tantsaha » : Plus de 1 000 communes n’ont pas de guichet foncier

La Chambre d’Agriculture de Madagascar ou « Tranoben’ny Tantsaha » a manifesté son inquiétude quant à la mise en œuvre de la politique foncière dans le pays. L’adoption de cette nouvelle loi foncière No 2021-036 régissant la propriété privée non titrée pourrait être en contradiction avec les réformes foncières entamées depuis 2005. En effet, les paysans qui représentent plus de 80% de la population malgache pourraient ne plus bénéficier de leurs droits de propriété après de nombreuses années de mise en valeur de leurs parcelles de terrain, faute de titres fonciers. C’est ce qui est ressorti de la réunion du comité foncier au niveau du « Tranoben’ny Tantsaha » de Madagascar, la semaine dernière au niveau de son siège à Nanisana. Cette entité réclame la vulgarisation de la mise en place des guichets fonciers au niveau des collectivités territoriales décentralisées, étant donné que plus de 1 000 communes éparpillées dans tout Madagascar n’en disposent pas actuellement.

Sécurisation foncière. Cette Chambre d’Agriculture de Madagascar rejoint ainsi les Organisations Paysannes Faîtières qui ont revendiqué la rencontre avec le président de la République en vue de défendre les intérêts des paysans producteurs dans le cadre de la mise en application de cette nouvelle loi foncière. En effet, la sécurisation foncière constitue une garantie permettant à ces exploitants agricoles familiaux de réinvestir dans leurs activités de production. C’est également un moyen contribuant à l’atteinte du Velirano du président concernant l’autosuffisance alimentaire à Madagascar, d’après toujours les explications du Tranoben’ny Tantsaha. Et l’opérationnalisation de ces guichets fonciers au niveau des communes constitue un service de proximité efficace permettant aux paysans de régulariser leurs parcelles de terrain héritées de leurs ancêtres. Par ailleurs, « Tranoben’ny Tantsaha » de Madagascar a évoqué que ce type de réforme foncière a eu des retombées économiques positives au niveau des paysans bénéficiaires depuis 2005. Ce qui les motive à produire davantage.

Navalona R.

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