Sécheresse dans le Grand Sud : 3 millions d’euros du DRA pour intervention en faveur de 65 521 personnes

Le gouvernement néerlandais appuie les actions en faveur des victimes de la sécheresse dans le Grand Sud.

Les conséquences de la sécheresse dans le Grand Sud sont de plus en plus inquiétantes. Cinq ONG internationales et trois organisations locales interviendront ensemble, grâce au financement du Gouvernement Néerlandais, à travers le DRA (Dutch Relief Alliance).

La réunion kick-off se tient ce jour à l’hôtel Panorama, pour le lancement et la présentation de la réponse conjointe à la sécheresse dans le Grand Sud de Madagascar. Il s’agit d’une action mise en œuvre par huit organisations internationales et locales, sous la coordination de ZOA/Medair. En effet, ces acteurs comptent fournir une assistance humanitaire aux populations vulnérables pour une durée de six mois, soit jusqu’au 21 juin 2022. « Les populations du Grand Sud de Madagascar font face à une sécheresse des plus extrêmes depuis 1981. Aux vues des résultats alarmants et la détérioration de la sécurité alimentaire et la crise nutritionnelle, approximativement 1,64 million de personnes des zones du Grand Sud et Grand Sud Est du pays seront confrontées à de hauts niveaux d’insécurité alimentaire sévère et nécessiteront une assistance d’urgence entre novembre et décembre 2021, presque le double des estimations en 2020 selon l’analyse IPC (Integrated Food Security Phase Classification). Les conditions à fin 2021 et en début 2022 dans les mêmes régions sont susceptibles d’être plus sévères selon Fewsnet », ont indiqué les promoteurs du projet. D’après leurs explications, les saisons agricoles 2019-2020-2021 dans les régions du Grand Sud ont été très mauvaises et caractérisées par un déficit exceptionnel des précipitations selon les analyses des recherches effectuées par Fews Net IPC et les rapports du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Les récoltes d’avril 2021 ont été très faibles, voire inexistantes  pour tous les districts.

Coup d’envoi. Le kick-off qui se tient ce jour marque le lancement officiel du projet en présence des représentants des institutions gouvernementales notamment le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), le Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH), du système des Nations Unies, de différentes ONG consœurs et des organes de presse. D’après les organisateurs, cette réunion consiste notamment à présenter le projet et l’évolution du contexte actuel et de discuter de la collaboration et la coordination sur terrain entre les différents acteurs. À noter que le projet est financé par le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, à travers le DRA, d’un montant total de 3 millions d’euros. Les populations vulnérables affectées par la sécheresse dans le Grand Sud bénéficieront ainsi d’une assistance humanitaires, mise en œuvre par les ONG internationales ZOA/Medair, Save the Children, SOS Village d’Enfants, Tearfund et Terre des Hommes ; ainsi que par 3 organisations locales SAF FJKM, ALT et FAFAFI. Ces huit organisations travailleront conjointement dans le cadre des interventions prévues par le projet. Selon les informations, les interventions concernent les régions Androy (Districts de Beloha, Tsihombe, Ambovombe), Atsimo Andrefana (District d’Ampanihy) et Anosy (Betroka, Amboasary Atsimo).

Subsistance. Selon ses initiateurs, cette réponse conjointe vise à combler le manque de nourriture durant la période de soudure et à fournir une assistance humanitaire aux populations touchées par l’insécurité alimentaire. Selon le DRA, la conception de l’intervention est basée sur les secteurs directement liés à la situation de sécheresse, en ligne avec les recommandations de l’ONU/cluster, basée sur l’expertise des partenaires et la complémentarité avec les autres interventions en cours. L’intervention ciblera les ménages les plus vulnérables, visant à améliorer l’accès direct à la nourriture, à protéger et reconstruire les moyens de subsistance, ce qui contribue à l’approche structurelle pour faire face à la sécheresse, à partager les informations, à fournir un accès à l’eau potable et sensibiliser à l’hygiène et la nutrition, et dépister et traiter la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans. Les partenaires travailleront dans les zones rurales et urbaines, en fonction des besoins locaux identifiés. En tout, 65 521 personnes bénéficieront directement de cette réponse conjointe qui sera axée sur les secteurs de la Sécurité alimentaire, de l’Eau-Assainissement-Hygiène (WASH), de la Nutrition et de la Protection. Selon les promoteurs du projet, ZOA/Medair prendra part à cette réponse conjointe à travers deux projets déjà mis en place notamment un projet Nutrition dans la Commune de Marolinta, District de Beloha et un projet WASH dans les districts d’Ambovombe, Tsihombe et Beloha. Tearfund et Save the Children, par le biais du SAF, fourniront une réponse intégrée aux ménages les plus touchés dans le district d’Ambovombe à travers la provision de nourriture et un soutien aux moyens de subsistance par le SAF. SOS Village d’enfants organisera une distribution de nourriture pour garantir un accès immédiat aux produits alimentaires nécessaires. Terre des Hommes, pour sa part, organisera également une distribution de nourriture afin de répondre aux besoins de subsistance des ménages les plus touchés. Save the Children sera chargé du secteur Protection par la mise en place de trois espaces de sécurité qui seront identifiés par les enfants et les adultes au niveau des communautés.

Antsa R.

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