Attaques à Farafangana : Cinq hommes arrêtés par les forces de l’ordre

Les militaires entrent dans la lutte contre l’insécurité.

Les forces de défense et de sécurité (FDS) entrent en scène afin de mettre un terme à l’insécurité dans la région du Sud-Est. Deux jours après l’attaque survenue à Marompagnahy et l’incendie de ce village situé à 25km de Farafangana, cinq présumés auteurs de cet acte de banditisme ont été arrêtés. « Des règlements de comptes entre les communautés ont été envisagés« , selon le général Léon Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale. Une réunion s’est alors tenue hier, durant laquelle le ministre a interpellé les responsables locaux, avec lesquels il s’était entretenu en début de semaine, pour interdire les “kalony”, des comités de vigilance mis en place dans les villages. « Mettez fin aux kalony, peu importe et quiconque les soutient, mettez fin aux kalony », a fustigé le ministre.

Pour le général Rakotonirina Richard, les responsables locaux doivent consolider leur autorité pour rétablir la sécurité. Il affirme qu’au niveau des forces de défense et de sécurité, les répressions seront strictes contre ceux qui sont de mèche avec les bandits ou les associations de malfaiteurs. Le ministre est intransigeant et pourrait aller jusqu’à pousser à la démission ceux qui ne prendraient pas leur responsabilité face à cet acte qui encourage les attaques à mains armées et les vengeances meurtrières.

A rappeler que 47 personnes ont trouvé la mort dans un village de Befotaka Sud après une embuscade tendue par des civils contre des présumés bandits de grand chemin. Des villageois de Marompagnahy ont fui leur village et ont rejoint Farafangana à la suite d’une attaque, source de représailles dans leur localité. En ce moment, des renforts, notamment des militaires et des gendarmes, sont sur le terrain pour sécuriser la région concernée. Une enquête se déroule par la même occasion.

Yv Sam

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