Trafic d’animaux protégés : Un voyageur intercepté en possession de 79 tortues endémiques

Appliquant la politique de la tolérance zéro contre le braconnage et le trafic illicite des ressources naturelles du pays, la gendarmerie d’Analamanga vient de réaliser un résultat palpable. 79 tortues endémiques à Madagascar, en provenance du Sud-Ouest de la Grande île ont été découvertes dans les bagages d’un voyageur dans une gare routière de la capitale, mercredi 20 octobre 2021. Composés des deux espèces fortement menacées d’extinction, ces animaux ont été dissimulés dans des valises qui étaient placées sur le porte-bagage d’un taxi-brousse. C’est pourquoi, le colonel Anicet Randrianarivelo, commandant du groupement de la gendarmerie Analamanga, affirme que ce résultat n’aurait pas été possible sans l’adoption d’une stratégie appropriée à une telle opération et suite à la collaboration avec des personnes de bonne volonté. L’homme qui transportait ces animaux a été arrêté. Ce dernier doit être présenté au parquet après son audition auprès de la compagnie de la gendarmerie de Tana ville en charge de la procédure judiciaire. En effet, l’enquête continue pour rechercher le propriétaire et la destination de ces animaux.

100 millions à 2 milliards d’ariary. Qualifiés de crimes, les braconnages et les trafics de ressources naturelles sont sévèrement punis par la loi. Ce genre d’infraction est passible d’une amende allant de 100 millions à 2 milliards d’ariary et d’une peine de travaux forcés, annonce Julien Noël Rakotoarisoa, directeur général de la Gouvernance environnementale auprès du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD). Ces peines sont définies par la loi 2005-005, code des aires protégées. D’après lui, ces tortues proviennent des aires protégées. Il souligne que le MEDD, de son côté, mène également son enquête et dont la conclusion sera ajoutée à celle de la gendarmerie pour être déposée auprès du tribunal. Concernant ces animaux, ce responsable auprès du MEDD affirme que l’objectif est de les réintégrer dans leur habitat naturel. Mais avant cela, ils devront être soumis à des traitements spéciaux dont la mise en quarantaine pour s’assurer de leur état de santé. Cela peut durer au moins 6 mois, annonce un spécialiste en la matière.

Un scanner biologique. Parlant de la difficulté rencontrée par les responsables pour contrôler les trafics illicites des faunes et flores prévalant dans le pays, Julien Noêl Rakotoarisoa affirme que l’Etat malgache dispose actuellement d’un scanner biologique à l’aéroport international d’Ivato. Ce matériel sert à détecter les bagages suspects des passagers. Il reste alors aux responsables de la surveillance des frontières d’assumer convenablement leur mission.

T.M.

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