Blanchiment de bovidés : Deux délégués d’arrondissement et un vétérinaire placés sous MD

L’incarcération des autorités susceptibles d’être impliquées dans des vols de boeufs continue et devient monnaie courante. Les forces de l’ordre s’en tiennent pour confirmer qu’elles agissent selon les directives préconisées par leurs supérieurs dans le but d’exécuter le « velirano n°1 » du président de la République recommandant la mise en place de la paix et de la sécurité dans la plus courte durée possible. Tenant ferme cet ordre qui s’avère être difficile à réaliser, si l’on se réfère aux réalités sur terrain notamment en milieu rural, les acteurs de la sécurité, entre autres la gendarmerie, chargée d’appliquer la loi en tant qu’autorité judiciaire, risque de s’exposer à des dérives. Des faits qui les ont rendus mal vus vis-à-vis de la population locale. On mentionne cette remarque pour ne pas créer des embrouilles sur la situation prévalant à l’heure dont les différentes manifestations de contestation entre autres celle menée au niveau du secteur bovin. Ce dernier connaît actuellement des problèmes à partir du moment où le syndicat des vétérinaires et des délégués d’arrondissement se sont soulevés contre la détérioration de leur condition de travail à savoir la série d’incarcération des membres de ces deux corps professionnels ces derniers temps. Tel est le cas qui prévaut en début de cette semaine dans le district de Manja. Huit personnes dont deux délégués d’arrondissement et un médecin vétérinaire ont été arrêtés et mis sous mandat de dépôt après avoir été poursuivis pour blanchiment de bovidés. Selon les explications du commandant du groupement de la gendarmerie de Menabe, ces hommes seraient impliqués dans un réseau mafieux dans de blanchiment de bœufs  volés, auraient été pris en flagrant délit. Mais le problème est de savoir qu’entrant dans le cadre de l’opération de pacification dit “Tagnamaro ho an’ny fandriam-pahalemana”, cette nouvelle incarcération risque d’envenimer la situation dans ce secteur d’activité, à savoir l’élevage bovin. Ce risque est évident tant que la gestion de ce secteur dominé par des gros bonnets ne sera pas assainie en profondeur.

T.M.

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