Bilan du naufrage M/S Francia III : Trois personnes restent portées disparues, une enquête est ouverte depuis hier

La vérité sur le naufrage du navire survenu au large de Sainte-Marie a enfin été révélée au grand public. Hier, le Directeur général de l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) et le Secrétaire général du ministre des Transports et de la Météorologie ont rencontré la presse au siège de l’APMF à Alarobia pour dresser le bilan de l’opération des quatre jours de sauvetage. Selon la déclaration officielle du capitaine de vaisseau et Directeur général de l’APMF,  Jean Edmond Randrianatenaina, 138 personnes étaient à bord de ce navire, 50 d’entre s’en sont sortis vivants et 85 ont péri dans cet accident maritime. Déclarées portées disparues jusqu’ici, trois personnes sont encore à rechercher. Rappelons que le navire M/S Francia III a chaviré lundi vers 9 heures du matin suite à une panne de moteur. Le navire est parti d’Antanambao, dans le district de Mananara Nord, un endroit échappant du contrôle de l’APMF à 2 heures du matin. C’est vers 9 heures à l’endroit dit Ampenjalava, soit entre Antsiraka et Andrangaza que l’accident s’est ensuite produit. Informés de ce drame vingt minutes plus tard, les éléments de l’APMF postés à Sainte-Marie ainsi que des militaires de la Marine nationale et des armateurs privés sont tout de suite intervenus. Grâce à cette rapidité d’intervention, 45 personnes ont été retrouvées saines et sauves. Malheureusement, ils ont également repêché en même temps 10 cadavres. Depuis, les travaux de recherches ont été intensifiés. Mardi, des éléments de la marine nationale sont entrés en scène et ont mobilisé des vedettes rapides et des plongeurs. Cette opération a pu sauver cinq autres personnes, portant à cinquante le nombre des rescapés de ce drame, tandis que 21 corps ont été retrouvés. Le mercredi 22 décembre, l’opération s’est poursuivie et des responsables venant des autorités supérieures, au niveau national, dont le ministre de la Défense nationale ont pris en charge la coordination de l’opération de sauvetage. Le Bureau national de gestion de risque et de catastrophe (BNGRC) est entré en scène en déployant des moyens un peu plus sophistiqués. Des vedettes et des plongeurs issus de cette institution sont également venus à la rescousse. Avec cet appui, l’opération de sauvetage a réussi à récupérer 44 corps au large de Sainte-Marie. Le matin du jeudi, soit le jour suivant, 45 dépouilles mortelles ont été transférées à Soanierana Ivongo depuis Sainte-Marie. Cette opération a été menée afin de permettre aux familles des victimes d’identifier les défunts. Malheureusement, 19 corps ont été enterrés in extremis à Soanierena Ivongo faute de récupération par la famille, alors que les dépouilles étaient en décomposition avancée.

Parlant de cet accident maritime, le Directeur général de l’APMF ainsi que le Secrétaire général du ministère des Transports et de la Météorologie, Jean Luc Rakotovahiny, ont tous les deux tenu à remercier la collaboration effective de toutes les entités aussi bien étatiques que privées, depuis les “fokontany” jusqu’au niveau central, qui ont contribué dans la résolution de ce problème. En effet, cette affaire est fortement sensible et sa résolution fait l’objet d’une enquête approfondie. A ce sujet, deux étapes d’enquête devront être ouvertes. Portant sur la sécurité du navire, la première a déjà été lancée depuis hier, a fait entendre le DG de l’APMF. Après celle-ci, une enquête pénale et judiciaire devra être menée à l’encontre des personnes reconnues être responsables de cet accident. A ce sujet, le Directeur général de l’APMF a tenu à souligner que le capitaine du navire M/S Francia III et à la fois le propriétaire de celui-ci fait partie des personnes rescapées de cet accident. Cependant, ce dernier est toujours en fuite et des recherches sont lancées à son encontre.

T.M.

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