MIDIRAMA : Des déclarations d’intention à traduire dans les faits

Une semaine après la présentation du nouveau gouvernement, l’équipe mise en place prend ses marques. En fait, ces derniers jours ont été fertiles en rebondissements. La démission du ministre des Mines a surpris, mais la cabale montée contre lui l’a amené à cette décision. Vilipendé et traîné dans la boue sur les réseaux sociaux, il a préféré se retirer pour ne pas gêner l’action du gouvernement. Il y a eu cependant d’autres incidents qui ont eu lieu, mais ils ne prêtaient pas à conséquence. On attend maintenant de voir les ministres en action. Il est trop tôt pour les juger. Ils bénéficient d’une période de grâce. Les recommandations du président de la République vont certainement les pousser à agir. Les discours lors des passations de service ont donné le ton, chacun annonçant sa volonté de bien faire. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation a décidé de s’attaquer au problème de la hausse des prix. Il est descendu sur le terrain et a, notamment, rencontré les cultivateurs de riz. Le président de la République quant à lui, entend donner l’exemple. Il a assisté en début de semaine au sommet des chefs d’État de la SADC, à Lilongwe au Malawi. Il se rendra ce week-end en France et rencontrera les membres de la diaspora malgache. C’est l’occasion pour lui de redynamiser ses relations avec les Malgaches de l’hexagone. Ce déplacement a aussi un but économique puisqu’il participera à une réunion organisée par le MEDEF avec des chefs d’État africains. Une rencontre avec le président Emmanuel Macron est aussi envisagée durant son séjour. La situation sanitaire à l’intérieur de l’île semble être maîtrisée si l’on se réfère au bilan officiel publié ces derniers jours par les autorités. Le nombre de contaminations a considérablement baissé et aucun décès n’a été constaté. La campagne de vaccination pour les primo vaccinés à l’Astrazeneca a commencé. Les centres de vaccination ont été pris d’assaut, preuve qu’une partie importante des Malgaches est convaincue de la nécessité de se faire vacciner.

Sur le plan international, c’est l’entrée des Talibans à Kaboul qui fait la une des quotidiens de la planète. Ce sont des scènes de chaos qui sont retransmises sur les chaînes de télévision étrangères, une partie de la population étant désireuse d’être évacuée dans les avions affrétés par les pays occidentaux. C’est le résultat de la décision des Américains qui veulent mettre fin à l’aventure afghane dans laquelle ils se sont embarqués il y a vingt ans. Le président Joe Biden le fait sans état d’âme. Les pays occidentaux lui ont emboîté le pas. C’est l’incertitude qui règne sur place. Des milliers de personnes se sont ruées vers l’aéroport et ont pu être évacuées. Les autres sombrent dans le désespoir.

En Haïti, les habitants vivent l’horreur au quotidien. L’île est à moitié détruite. Les villes sont en état de ruine. Le nombre de morts et de disparus augmente de jour en jour. Les secours arrivent petit à petit. Les répliques du tremblement de terre continuent. Une tempête tropicale va bientôt toucher terre.

La France métropolitaine est relativement épargnée par l’épidémie de Covid-19. Les cas de contaminations ont augmenté mais la situation est relativement maîtrisée. C’est en Guadeloupe et en Martinique qu’un véritable drame est en train de se nouer. Les décès se multiplient. Une partie de la population manifeste sa réticence à la vaccination.

Madagascar vit une période relativement calme en ce moment. L’agitation qui a précédé la présentation du nouveau gouvernement est retombée. La population est retournée à ses préoccupations quotidiennes et attend les actes de cette équipe. L’avenir dira si une page de l’histoire est vraiment tournée.

Patrice RABE

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Le premier des faits n’est-il pas d’être nommé ministre ?
    Un autre fait, c’est l’attirance de gens gonflés à bloc de tout bord qui jouent aux suffisants pour séduire ; comme si faire des mimes était suffisant pour devenir ministre .
    Et en attendant les faits de labeur de chacun et chacune de ces ministres,Nelson Mandela attire les regards sur ses propres faits :  » Après avoir gravi une haute colline, tout ce qu’on découvre, c’est qu’il y en a encore beaucoup d’autres à gravir. « 

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