La menace d’une nouvelle vague bien réelle

Le chiffre de 500 000 morts en Europe dû à une cinquième vague de la pandémie de Covid-19 en Février 2022 est effrayante et l’OMS l’avance avec certitude. L’inquiétude de tous les dirigeants européens est maintenant ravivée et tout le monde se prépare à affronter ce regain de l’épidémie qui peut mettre à mal les politiques sanitaires mises en place. Le spectre de la pandémie semblait s’être éloigné après les campagnes de vaccination qui étaient censées immuniser la population. Le rebond des contaminations se précise un peu partout en Europe. Pour le moment, la situation n’est pas alarmante et les autorités sanitaires de ces pays envisagent de prendre toutes les mesures nécessaires pour que ce scénario catastrophe ne se réalise pas. Les premières injections de troisième dose ont commencé pour renforcer la protection des populations. Les autorités malgaches regardent avec attention l’évolution de la situation et font preuve d’une grande vigilance depuis l’ouverture des frontières au début du mois de novembre. Le ministère de la Santé a adapté sa politique à cette nouvelle donne. Les mesures sont très strictes à l’arrivée des voyageurs en provenance de l’extérieur. La nouvelle d’une vingtaine de cas de  contaminations détectés à Morondava a provoqué un certain effroi, mais toutes les précautions ont été prises pour empêcher la propagation du virus. La solution préconisée est d’abord le respect des gestes barrières et le port du masque, mais aussi la vaccination de la population. Une campagne  d’information est entreprise pour convaincre les citoyens de l’efficacité des vaccins. Les deux doses d’Astrazeneca ont été administrées à 200 000 Malgaches, près de 300 000 ont reçu une injection de Jansen. La campagne de Sinopharm va commencer incessamment. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour atteindre une couverture vaccinale convenable, mais le pays est sur la bonne voie. La vie nationale ne se trouve cependant pas suspendue pour autant et les problèmes sociaux reviennent avec la même acuité. Les revendications salariales se multiplient et le gouvernement tente tant bien que mal de contenir la grogne des grévistes. La ministre des Finances calme le jeu en affirmant qu’il n’y a aucun problème d’argent et que tout le monde sera bientôt payé. Elle explique ce retard par la nécessité d’une restructuration indispensable des différents services du ministère.

Le problème de la Covid-19 reste, comme nous l’avons dit plus haut, le sujet le plus préoccupant sur le plan international. L’épidémie va reprendre de plus belle malgré les vaccinations. Un médicament produit par le laboratoire américain Merck, le Molnupiravir, va bientôt être mis sur le marché et est censé guérir les personnes atteintes de la Covid-19. Les autorités sanitaires européennes semblent prêtes à donner leur autorisation de commercialisation de ce médicament.

En France, la  pré-campagne présidentielle bat son plein. Eric Zemmour continue à faire le buzz. Le polémiste qui n’a pas encore annoncé sa candidature oblige tous les prétendants à la Magistrature suprême à se positionner face à lui. Marine Le Pen multiplie les descentes sur le terrain tandis que les républicains essaient de montrer leur différence.

La menace de la Covid-19 est réelle et ce n’est pas une vue de l’esprit. La Grande île n’est pas à l’abri d’une vague de contaminations venant de l’extérieur, mais nos autorités sanitaires font preuve d’une vigilance extrême.  Les citoyens malgaches sont conscients du danger et les recommandations qui sont faites constamment leur permettent de garder à l’esprit le danger. L’épée de Damoclès de la troisième vague est suspendue sur leurs têtes.

Patrice RABE.

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