Justice : Dysfonctionnements de la chaîne pénale

Le guichet unique judiciaire spécialisé dans le traitement des dossiers de corruption appelé aussi chaîne pénale a tenu un atelier, vendredi dernier, à l’hôtel Colbert. Et ce, en partenariat avec le PNUD. Selon le Secrétaire Général du ministère de la Justice, Andrianasolonjanahary Jean Emile, l’atelier a surtout porté sur la restitution de l’étude sur les dysfonctionnements et propositions d’amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale. Il s’agit, entre autres, de la lenteur de la réponse pénale, de l’insuffisance des moyens humains et financiers. En ce qui concerne ce dernier point, cela touche surtout le problème de répartition des magistrats, étant donné que la plupart d’entre eux restent dans la capitale. L’étude menée sur la demande du ministère de la Justice avec l’appui du PNUD, révèle quelques causes de dysfonctionnements de la chaîne pénale dont certaines sont d’ordre structurel et d’autres fonctionnel.

Faible concertation. Parmi les dysfonctionnements structurels l’on pourrait citer la faiblesse des mécanismes de contrôle et de reddition de compte et une faible accessibilité à la justice pénale. La faible concertation entre Officier de Police Judiciaire (OPJ) et Officier Supérieur de Police Judiciaire (OSPJ) et la faiblesse de l’enquête sont parmi les principaux dysfonctionnements fonctionnels. Le Représentant du ministre de la Justice a soulevé aussi la possibilité d’envisager l’élaboration d’une politique pénale nationale et locale adaptée aux réalités sur terrain impliquant les autorités traditionnelles pour la sensibilisation et des mécanismes de recours non judiciaires.

Dominique R.

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