Atteinte à la sûreté de l’Etat : Confrontation Jean Marc Koumba – Marc Ravalomanana à Diégo

Une vingtaine de témoins auraient affirmé que l’ex-garde du corps a été présent dans son hôtel à Antsirabe dans la journée du 12 octobre.

Les enquêteurs ont-ils réussi à prouver l’implication de Jean Marc Koumba dans le retour en catimini de l’ancien président Marc Ravalomanana ? L’ex-garde du corps a-t-il réellement aidé son ancien patron sur ce coup ? Ce sont les questions que les observateurs se posent en apprenant qu’après avoir été auditionnés pendant plus de 72 heures à la Section des Recherches criminelles à Fiadanana, Koumba et les quatre employés de l’Aviation Civile de Madagascar à Antsirabe ont été transférés à Diégo hier matin à 5h45. Jusqu’ici, aucune information officielle relative à cette nouvelle décision n’a été dévoilée. Tous les hauts responsables au sein de la Gendarmerie nationale, y compris le numéro Un de la Brigade des Recherches, refusent de communiquer des infos relatives à cette affaire. A entendre les explications de Rafanomezanjanahary Diamondra, membre de la famille de l’un des inculpés, « depuis leur arrestation, aucune information n’a été communiquée à leurs proches ». « A chaque fois, on nous demande juste d’apporter de la nourriture pour eux », a-t-elle fait savoir.

Assignation à résidence surveillée. En tout cas, tous les mystères autour de cette affaire confirment que les cinq individus sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. D’autant plus que leur garde à vue a été prolongée. Pourtant, de sources proches du dossier, pour ce qui est du cas de Jean Marc Koumba, une vingtaine de témoins a affirmé qu’il a été présent dans son hôtel à Antsirabe dans la journée du 12 octobre, jour de l’arrivée de l’ancien exilé d’Afrique du Sud. En outre, à en croire la déclaration d’un leader de la mouvance Ravalomanana, le contact entre l’ancien président et son ex-garde du corps aurait déjà été coupé depuis belle lurette. L’accusation lancée à son encontre serait donc « infondée ». Ici, le conditionnel est de rigueur. Quoiqu’il en soit, jusqu’à hier soir, Koumba et les cinq employés de l’ACM n’ont pas encore été ramenés à Tana. La question est donc de savoir si ce transfert rentre dans le cadre de l’enquête. Si c’est le cas, une confrontation avec l’ancien président Marc Ravalomanana est certainement prévue. Apparemment, les enquêteurs ont décidé de fournir le maximum d’efforts pour découvrir la vérité sur le retour de « Dada », mais aussi et surtout de sanctionner tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans cette affaire. Faut-il rappeler que l’ouverture d’une enquête y afférant a été ordonnée par les tenants du régime. L’assignation à résidence surveillée à Antsiranana contre Jean Marc Koumba n’est également pas à écarter. Histoire à suivre.

Davis R

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