Riana Andriamandavy : « Il y a une volonté manifeste de créer des troubles »

Une contestation déplacée, a-t-il expliqué. (Photo Nary Ravonjy)
Une contestation déplacée, a-t-il expliqué. (Photo Nary Ravonjy)

Si la plupart des autorités civiles et militaires évitent les journalistes, le Chef de Région de la Haute Matsiatra, lui, a accepté de parler. Interview.

Midi : Comment trouvez-vous la situation à Fianar ?

Riana Andriamandavy (R.A) : « Vous avez sans doute constaté, vous-mêmes, le calme qui prévaut dans la capitale du Betsileo, contrairement à ce que les autres essayent de véhiculer à Antananarivo. Je trouve que les contestations sont non fondées mais aussi trop anticipées et visent à provoquer une crise postélectorale. A ma connaissance, il n’y a aucune preuve matérielle pour justifier les fraudes électorales. A Fianarantsoa, nous avons en tout et pour tout 95 bureaux de votes et je pense qu’il suffit d’un calcul mathématique très simple pour avoir les résultats provisoires. Les deux partis politiques qui ont brigué le poste de la mairie de la ville avaient logiquement fait leur décompte pour déduire la victoire de l’un et la défaite de l’autre. Il appartient maintenant au tribunal administratif de décider de la suite de l’affaire ».

Midi : Quid du saccage du studio de Viva ?

R.A : « Depuis que la tension est montée d’un cran à Fianar au lendemain des élections communales, des mesures drastiques ont été prises en matière de sécurité. Les forces de l’ordre locales ont été renforcées par des éléments venus de Tana. Des membres d’unité d’élite étaient même venues à Fianarantsoa. Pensez-vous qu’avec pareil dispositif sécuritaire, l’attaque contre Viva serait passée inaperçue ? J’ai entendu que tous ceux qui ont été cités par le vigile de nuit de la station ont tous été auditionnés par la Brigade des recherches criminelles. L’enquête doit progresser pour que les responsables paient leurs actes. A un certain moment, on m’avait accusé d’avoir lancé une menace contre cette station alors que je n’ai fait que partager mon avis avec des « Raiamandreny » de la ville, du comportement excessif de certains journalistes dans le traitement d’information ».

Midi : Comment voyez-vous la suite des événements ?

R.A : « C’est un signe que d’autres gens visent une crise après l’élection. L’Etat devra être vigilant face à la situation et la gérer de façon efficace. Le fait que les contestations soient annoncées de façon prématurée et anticipée laisse croire à une volonté manifeste de créer des troubles. Les autres cherchent toujours des motifs exagérés pour alimenter la polémique. Je pense qu’ils ne vont pas s’arrêter aux contestations et actes de vandalisme, mais passer à d’autres choses pour parvenir à leurs fins. En tout cas, les forces de l’ordre accomplissent leur travail en toute impartialité. A preuve, la demande de la candidate du Mapar de renforcer sa sécurité a reçu une suite favorable. Une dizaine d’éléments des forces de l’ordre assure actuellement sa sécurité, jour et nuit ».

Propos recueillis par Didi R.

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Eh oui, on n’est pas sortis de l’auberge, en tout cas, tant que les mapariens et leur leader sont toujours en liberté dans le pays. Madagascar doit être débarrassé de la vermine pour pouvoir envisager un avenir meilleur. La station viva saccagée, on sait tous que c’etait de la comédie pure et simple. La population n’est pas en conflit, ce sont les partisans du mouvement orange qui continuent de semer la panique dans les régions de l’île, pour faire croire à une instabilité et décourager les investisseurs, les entrepreneurs locaux ou étrangers, voire même la population. Tout cette démagogie est dans le but de salir la réputation du régime actuel et en particulier de celle de Hery Rajaonarimampianina.

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