Brouillage de fréquence : MBS va porter plainte contre l’Etat

95.4 a interrompu son essai technique au motif que son émetteur ait été endommagé par le brouillage de sa fréquence. « Nous condamnons ces agissements et nous allons porter plainte. », a réagit hier le directeur de publication de la Radio MBS, Joël Ralaivoahita. D’après ce dernier, au lieu d’intervenir pour ordonner la suspension de l’essai technique, le ministère de la Communication a opté pour le brouillage. « MBS est en essai technique depuis 15 jours, car nous sommes en possession d’une licence d’exploitation en bonne et due forme. », a expliqué Joël Ralaivoahita. Avant de rappeler  que la MBS a déposé en juillet 2015 une requête au Conseil d’Etat aux fins de suspension de la décision du ministère de la Communication retirant sa licence d’exploitation, mais cette juridiction ne s’y est pas prononcée jusqu’à présent. « La loi doit être la même pour tous. », a fustigé le directeur de publication de la MBS, une allusion aux nouvelles stations de radio et de télévision qui sont autorisées à émettre depuis l’arrivée au pouvoir de Hery Rajaonarimampianina. « Est-ce parce que c’est Marc Ravalomanana qui a fondé la MBS qu’elle mérite actuellement ce harcèlement ? », s’interrogent les employés de la MBS qui étaient présents hier à Faravohitra.

Censure déguisée. Joël Ralaivoahita de dénoncer : « MBS est actuellement victime d’une censure déguisée. Si on lui reproche de ne pas avoir pu régler ses arriérés fiscaux, c’est tout à fait discutable car comment une société qui n’a pas été autorisée à tourner pendant six ans peut-elle payer ses impôts ? » Par ailleurs, il a lancé un appel pour une véritable liberté de la presse et d’expression à Madagascar. A rappeler qu’une centaine de chômeurs sont dans la rue depuis la fermeture de la Radio et de la Télévision MBS en 2009. En 2015, des pourparlers ont eu lieu entre les dirigeants de la station et les responsables au ministère de la Communication, mais ils se sont soldés par un échec. Le bras de fer est de nouveau engagé. Et on attend en même temps la décision du Conseil d’Etat qui risque d’être accusé de déni de justice.

R. Eugène

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