Bianco : 2 anciens ministres convoqués hier

Après Henry Rabary-Njaka et Mahafaly Olivier, c’était au tour de deux autres membres du gouvernement sortant de se rendre hier au siège du Bianco à Ambohibao. Il s’agit d’Ulrich Andriantiana et Lantoniaina Rasoloelison qui avaient respectivement la charge du ministère des Travaux Publics et des Infrastructures et celle du ministère de l’Energie et des Hydrocarbures. Ces deux ex-membres du gouvernement ont été convoqués au Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) « pour enquête » hier. Il leur serait reproché de n’avoir pas suivi les règles de procédure dans le déblocage du Fonds d’Entretien Routier (FER). A noter que ce sont les Redevances pour l’Entretien Routier qui constituent la principale ressource du FER. D’après les informations, cette affaire impliquant deux grandes figures du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » remonterait vers la fin de l’année 2018, c’est-à-dire, à l’époque où le président du HVM Rivo Rakotovao assurait l’intérim à la Présidence de la République. Pour l’heure, l’on ignore le montant exact de l’argent détourné. Notre source a toutefois laissé entendre que, les hauts responsables soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire sont accusés d’avoir contracté un « deal » avec les opérateurs pétroliers qui financent l’entretien des routes, à travers le paiement d’un taux de prélèvement fixé à 7% sur les prix à la pompe pour les carburants et 1% pour les lubrifiants. Ulrich Andriantiana et Lantoniaina Rasoloelison devraient donc apporter des preuves sur la procédure de déblocage des fonds du FER. Histoire à suivre.

Davis R

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Tous les esprits chagrins parlant d’acharnement sur le précédent régime sont les véritables ennemis de la lutte contre l’impunité . Il faut encourager au contraire le Bianco à donner un coup de pied dans la fourmilière .L’assainissement de la vie publique est à ce prix . Une longue liste de dossiers chauds en suspens demande encore plus de rigueur en investigations à cet organisme de lutte contre la corruption . L’état de droit doit s’imposer .

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