Statistiques Covid-19 : Quand un Rakotovao en épingle un autre

Ils ont le même patronyme, mais viennent de deux bords politiques différents. Le ministre de la Santé publique, Jean Louis Rakotovao et l’ancien président du Sénat, Rivo Rakotovao, ont fait parler d’eux hier. « Vos propos sont vraiment injustes », a posté Rivo Rakotovao, sur sa page Facebook, hier, en s’adressant à l’autre Rakotovao, alors ministre de la Santé publique. Une phrase lâchée en public par le professeur Jean Louis Rakotovao, qui aurait affirmé que « les statistiques par rapport aux victimes de la Covid-19 dans le pays ne sont pas très graves », n’est pas du tout du goût du coordonnateur du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara. Ce dernier juge déplacés les propos du ministre. Il a alors mis en garde le ministre de la Santé publique. « Mieux vaut être haï du roi que du peuple », a rappelé Rivo Rakotovao.

 

Deuil. Le ministre de la Santé publique s’est exprimé sur une chaîne étrangère et a analysé, dans une interview, la situation sanitaire actuelle, notamment la progression du virus dans le pays. Le professeur Jean Louis Rakotovao a affirmé que les statistiques dans le pays seraient moins “catastrophiques” par rapport à ce qui se passe ailleurs, surtout dans les pays où les contaminations flambent. Mais aux yeux de Rivo Rakotovao, les propos du professeur Jean Louis Rakotovao sont disproportionnés par rapport à la réalité du pays. Pour l’ancien président du Sénat, ce dernier a « déshonoré le deuil des familles qui ont perdu des proches » pendant cette pandémie en s’exprimant ainsi. « Peut-être que le ministre n’a ni vécu la perte d’un membre de sa famille, ni connu un proche contaminé par le virus », selon Rivo Rakotovao.

 

Depuis la première vague de la pandémie en 2020, les statistiques officielles du ministère de la Santé publique ont recensé 631 victimes de la pandémie. Depuis plus d’un mois, le nombre de contaminés et de ceux qui ont succombé des suites de la Covid-19 a connu une progression inquiétante. L’Etat a, en effet, décrété l’état d’urgence et les centres de traitement, ainsi que les hôpitaux, ne désemplissent pas.

 

Rija R.

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