Litige sur des carrières à Sakaraha : Affrontements entre Antandroy et Bara, une dizaine de morts hier

 

La ville d’Ilakaka, reconnue par la qualité de ses saphirs, a déjà fait parler d’elle en raison des problèmes communautaires liés à l’exploitation minière.

Un litige sur une mine de pierres précieuses tourne au drame dans la commune d’Andohan’Ilakaka. Hier, les clans Antandroy et Bara qui exploitent le site se sont affrontés et ont fini par s’entretuer. 

Tout s’est passé dans le fokontany d’Analamahavelona dans le district de Sakaraha. Un endroit reculé pourtant connu pour les richesses de son sous-sol gaspillées par les exploitations illicites et les extractions sauvages. Les carrières qui regorgent de pierres précieuses à Analamahavelona créent des litiges et, hier, ont provoqué un drame. Des affrontements qui ont eu lieu, selon des sources locales,  entre les exploitants, généralement des Antandroy et Bara, ont dégénéré et fait des victimes. L’issue a été dramatique. Une dizaine de morts ont été évoqués dans les rangs des deux clans à l’issue des échauffourées. 

Renforts. Un fort relent de guerre ethnique se dégage de cet événement qui a assombri le ciel de la région Ihorombe. Les autorités ont été tout de suite alertées de la situation et se sont  mobilisés pour mettre un terme aux affrontements meurtriers. Des éléments des forces de sécurité y ont été dépêchés pour rétablir l’ordre, hier. Des gendarmes, des agents de la police nationale ainsi que des hommes issus de l’armée sont déjà dans la localité. Ils interviennent depuis hier pour que le site et ses riverains retrouvent le calme. Une mission qui semble être réussie même si d’autres renforts depuis Tuléar sont également attendus sur les lieux. 

Revendication. Le drame d’hier  à Analamahavelona rappelle le cas d’Andilana à Ambatondrazaka où des exploitants illicites qui occupaient une autre mine de pierres précieuses ont fait scandale après des affrontements. Les autorités ont ainsi décidé de fermer la mine pour éviter que le litige perdure et que les divergences ne s’enracinent. À Sakaraha, le règlement des différends ainsi que la formalisation des exploitations s’avèrent être un casse-tête pour les autorités qui risquent d’affronter un mur de revendications en faveur de l’extraction des mines de pierres précieuses. La résurgence de ces cas sur plusieurs sites nécessite toutefois une réflexion au niveau des responsables du département en charge des mines afin qu’on puisse parvenir à une exploitation formelle et réglementée de ces richesses du sous-sol, bénéfique aux communautés locales.

Rija R.

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