Loi des finances initiale 2022 : Le TIM boycotte le vote

Le député TIM du VIème arrondissement, Todisoa Andriamampandry

La loi de finances 2022 a été adoptée par l’Assemblée nationale. Les députés du parti Tiako i Madagasikara n’ont pas participé au vote du budget de l’Etat pour 2022. 

C’était prévisible. L’opposition à l’Assemblée nationale n’a pas adhéré au processus de vote de la loi des finances initiale 2022 proposée par l’exécutif. Hier, les députés du parti Tiako i Madagasikara sont, en effet, sortis de la salle plénière à Tsimbazaza pour marquer leur désaccord avec le projet de budget. Fetra Ralambozafimbololona et consorts ont ainsi boycotté le vote qui s’est déroulé hier à l’hémicycle. « On ne peut pas cautionner ce projet de texte », a soutenu Todisoa Andriamampandry, élu du parti dans le sixième arrondissement de la capitale. 

Secteur privé. Les députés TIM ont axé leur argumentation sur la relance économique pour fustiger le projet avancé par le gouvernement. « Nous avons remarqué dans ce projet de loi de finances que le régime n’a pas donné beaucoup d’importance à la relance économique », a tonné Todisoa Andriamampandry. « Les mesures économiques en faveur de l’aide au secteur privé qui a beaucoup sévi par la pandémie de Covid-19 manquent dans ce projet de loi », a-t-il poursuivi. Pourtant, l’économie mérite actuellement une attention particulière dans les actions publiques, selon toujours ce député. « L’agriculture, l’élevage et la pêche, par exemple, sont classés en bas du tableau en matière de budget alloué, alors que ces secteurs devraient lancer la productivité au niveau national », poursuit-il. 

Impacts réels. Pour le parti Tiako i Madagasikara, « le problème réside dans la définition des priorités », a martelé Todisoa Andriamampandry. Les projets mis en avant par le gouvernement dans le cadre de cette loi de finances initiale 2022, selon ce dernier, ne tiennent pas compte des véritables besoins et aspirations de la population, notamment en matière d’infrastructures. L’opposition est donc convaincue que « la loi de finances 2022 n’aura pas d’impacts socio-économiques réels sur la population », selon le député du VIème arrondissement. Par ailleurs, toujours selon cet élu, les « nouveaux projets d’Émergence inscrits dans cette loi de finances sont loin d’être des solutions car ils n’échapperont pas à la lourdeur administrative ».  

Recueillis par Rija R. 

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