Redynamisation : Le TGV démarre la machine

: Le parti TGV de nouveau sur les rails.

L’état-major politique s’échauffe même à plusieurs mois de l’échéance présidentielle. Le parti TGV également est parti pour redynamiser sa base. 

Après Ambatondrazaka, le parti présidentiel a mis le cap sur Moramanga pour redynamiser la base du Tanora Malagasy Vonona et les autres formations qui soutiennent le président de la République. Augustin Andriamananoro, à la manœuvre, parle alors d’ « un rassemblement des responsables des Associations soutenant le président Andry Rajoelina, dont TMH, CS ANR et Pro ANR avec le Parti TGV qui navigue sur une nouvelle vague de conviction orange ». On scande déjà le soutien « indéfectible » à l’actuel locataire d’Iavoloha à la prochaine présidentielle. Et à travers les meetings, le TGV, qui, auparavant, a été phagocyté par la plateforme IRD sur la scène politique, commence à donner de la visibilité auprès de ses militants. 

2007. Les partisans du pouvoir évitent alors d’être à la traîne face aux autres partis qui ont déjà procédé à la même formule depuis des mois. Le parti Asa Vita no Ifampitsarana (AVI) a aussi fait le tour des districts, comme à Tanambe en novembre dernier, et à Ambositra en octobre, pour redynamiser ses bases. Ce parti de Norbert Lala Ratsirahonana, qui n’affirme pas encore son soutien à Andry Rajoelina, en cas de candidature à la prochaine présidentielle, veut assurer sa présence sur le terrain politique et mobilise ses militants de plus en plus moins nombreux dans les communes et districts. L’échéance 2023 est déjà dans la ligne de mire du parti AVI qui n’a pas présenté de candidat à la présidentielle depuis 2007. 

Perte. Les autres partis comme le Tiako i Madagasikara (TIM) a déjà démarré sa redynamisation depuis le début de cette année. Marc Ravalomanana et ses lieutenants ont déjà fait des tournées dans plusieurs régions, notamment dans le Vakinankaratra, le Boeny, le Menabe, l’Atsinanana, l’Atsimo-Andrefana et l’Ihorombe, pour mobiliser les militants du parti au niveau de certains districts. Pour ce parti qui est menacé par la scission au niveau de ses dirigeants, et qui a aussi perdu du terrain au niveau local à la lumière des derniers résultats électoraux où la perte de vitesse est nettement visible dans les anciens fiefs de Marc Ravalomanana, la redynamisation est une option pour mieux s’armer vers les élections futures. Comme à Vakinankaratra où la mairie d’Antsirabe a, pour la première fois, échappé au contrôle du parti TIM depuis presque deux décennies, les réunions stratégiques pilotées par le bureau politique ont ravivé les flammes. 

Hostilités. Toutefois, le TIM n’est toujours pas à l’abri de la division. En octobre, un conclave à Faravohitra, qui a réuni tous les députés du parti, n’a pas pu résoudre la menace à peine voilée d’une scission qui guette la formation de Marc Ravalomanana. L’intransigeance du clan Razara Piera face au bloc Rabenirainy dans le cadre du « Miara-manonja » continue donc d’alimenter les hostilités au sein du parti. Le parti AVI, quant à lui, ne serait plus en odeur de sainteté au sein de la plateforme présidentielle depuis la déclaration de Norbert Lala Ratsirahonana, à Ambositra, quant au prochain candidat de son parti. L’absence de fermeté de l’AVI sur le soutien à Andry Rajoelina est vue d’un mauvais œil par les autres partisans du président de la République. 

Rija R.

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