Lutte contre l’incivisme à Tana : « Responsabiliser les églises», selon la CUA

Bien qu’Antananarivo soit la capitale de Madagascar, ce qui fait d’elle une grande ville, certains des citadins adoptent encore des comportements qui vont à l’encontre des règles sociales, pour ne pas dire, font preuve de sauvagerie. A titre d’exemple, les défécations à l’air libre y gagnent toujours de la place, même en plein centre ville, malgré les efforts d’installation de WC public un peu partout. Les recoins ou pieds d’arbre sont toujours bien arrosés, mais ceux-ci sont arrosés d’urine. Sans parler des actes de vandalisme perpétrés sur les biens publics, le proxénétisme, le tabagisme, l’alcoolisme, l’insécurité, etc. Les règles et les disciplines sont là, mais cela n’empêche personne de faire ce qu’elle veut. C’est cela la vie à Antananarivo. Face à tout ceci, le changement de comportement ou de mentalité est encore une chose très difficile à instaurer dans cette grande ville.

Face à tout ceci, la CUA qui s’en remet au christianisme après l’arrivée du nouveau PDS, Ny Hasina Andriamanjato, un fervent croyant, opte pour l’éducation spirituelle pour lutter contre l’incivisme à Tana. « La principale solution pour une meilleure éducation de la population tananarivienne, est la responsabilisation des églises. Celles-ci devraient apprendre à leurs adeptes à respecter la propreté de leur milieu respectif », dixit le pasteur Ndriana Razanamahery, Contrôleur Général au sein de la CUA. Ainsi, à l’entendre, pour qu’il y ait plus de civisme à Tana, il faut d’abord que tous les tananariviens répondent présent dans leurs temples. La lutte contre l’incivisme devrait donc devenir une affaire d’église, à en croire le pasteur au sein de la CUA. Cependant, la question qui se pose est : est-ce c’est que toutes les couches sociales y vont? Quoi qu’il en soit, la commune de marteler également qu’il est maintenant grand temps d’appliquer les différentes lois régissant la vie en société à Tana.

20 %. Concernant les travaux de réfection des routes, les délais de quatre mois pour la réparation des routes de Tana ne seront pas dépassés, rassure la CUA. Dans ce sens, l’on vient de confier que 20 % des routes en mauvais état de la capitale sont maintenant réparées.

Arnaud R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication