SECES, section Antananarivo : Deux jours de manifestations à Ambohitsaina

Des membres du  SECES section Antananarivo sur l’esplanade d’Ankatso, hier matin. (Photo Yvon RAM)
Des membres du SECES section Antananarivo sur l’esplanade d’Ankatso, hier matin. (Photo Yvon RAM)

Le syndicat des enseignants-chercheurs (SECES) revient à la charge. Sa section Antananarivo a tenu, hier, une manifestation sur l’esplanade d’Ankatso. Une manière pour ce syndicat de tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme face aux maux qui rongent les universités publiques.

La section Antananarivo du SECES est à nouveau montée au créneau. Depuis hier, elle tient deux jours de manifestations dont l’objectif est d’interpeller l’Etat sur les problèmes récurrents dénoncés depuis de longues années par ce syndicat. Une initiative qui fait suite aux résolutions prises lors du dernier congrès du SECES en mars dernier à Foulpointe.

Outre les heures complémentaires qui remontent à l’année universitaire 2011-2012, restées impayées jusqu’à maintenant, le basculement à deux vitesses vers le système LMD, a également été dénoncé par le SECES. Selon le syndicat, les enseignants-chercheurs sont parvenus, malgré un rythme de travail effréné, à être prêts suffisamment à temps pour franchir le pas. Ils ont déjà remis à l’Etat leurs propositions dans le cadre de ce basculement vers le système LMD et 98% de ces propositions ont été retenus. Mais parallèlement, les mesures destinées à accompagner ce basculement n’ont pas suivi : les enseignants-chercheurs n’ont bénéficié d’aucune formation et manquent des moyens les plus élémentaires telle la connexion internet haut débit, élément impératif pour évoluer vers la bonne direction dans ce système LMD. Tout comme la mise à disposition des enseignants et des étudiants d’infrastructures adéquates, à la place des équipements et infrastructures d’un autre âge qui continuent à être utilisés dans les universités publiques actuellement.

Vers la grève. Les étudiants ont joint leur voix à celle du syndicat en exposant leurs maux à eux, dont les droits d’inscription jugés trop élevés et la vétusté des infrastructures. Faut-il rappeler, à titre d’exemple, que les sonorisations dans certains grands amphithéâtres sont inutilisables et que les étudiants sont contraints d’arriver à l’heure du laitier pour être assurés de trouver les meilleures places, juste pour pouvoir entendre la voix de l’enseignant !

La SECES en est encore à la phase d’interpellation et sollicite une meilleure disponibilité de la part des représentants de l’Etat afin de résoudre le problème. Ira-t-elle jusqu’à la grève, comme c’était le cas il y a quelques années, au cas où sa voix ne serait pas entendue ? Pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour. Du moins, pas encore.

Hanitra R.

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