Forum national urbain : « Pour des villes malagasy modernes, prospères et durables »

Les infrastructures de la ville d’Antananarivo ne satisfont plus aux besoins de la population.
Les infrastructures de la ville d’Antananarivo ne satisfont plus aux besoins de la population.

Le forum national urbain 2e édition se tiendra à Antananarivo, à l’Hôtel Carlton, les 19, 20 et 21 octobre prochain. Conférences-débats, ateliers et expositions seront au programme.

Le 2e forum national urbain, qui se tiendra au Carlton les 19, 20 et 21 octobre prochain, aura pour thème « Pour des villes malagasy modernes, prospères et durables ». Ces échanges et ces réflexions, autour de conférences-débats, d’ateliers et à travers les expositions permettront de faire valider une politique nationale pour le développement urbain, afin de trouver comment améliorer les vies des populations urbaines. Car pour ce 2e forum, des concertations régionales se feront dans 3 grandes villes de Madagascar : Toamasina pour toute la partie Est, Mahajanga et Fianarantsoa. Des ateliers où l’on attend jusqu’à 100 à 150 participants.

Défi. Le problème lié à l’urbanisation est un vrai défi pour Madagascar. Avec une forte croissance démographique, due notamment à un exode rural important, les infrastructures de la ville ne satisfont plus aux besoins de la population. Selon les estimations, publiées dans les statistiques mondiales, la population urbaine malgache en 2013 représente 34%. Selon les statistiques de 2009, 76,2% de la population urbaine vit dans les bidonvilles. Cette forte concentration dans les bidonvilles s’explique par le faible pouvoir d’achat de ces populations, pour la plupart venue de la campagne, en quête de meilleures conditions de vie dans les villes. Car les ménages urbains sont en général 2 fois plus riches que ceux dans les campagnes. Y trouver des sous est plus facile, même si le coût de la vie est beaucoup plus cher. Par ailleurs, l’insécurité qui règne dans les villages reculés, en proie aux attaques des « dahalo », pousse les villageois à rejoindre les villes.

Potentiel. Mais les villes malgaches ne sont pas préparées pour accueillir autant de personnes. L’habitat est précaire, les constructions sont illicites et ne suivent aucune norme, car la gestion foncière est opaque, le transport est congestionné et n’arrive plus réellement à répondre aux besoins des usagers, le manque d’infrastructures telles que l’accès à l’eau potable, aux services d’assainissement, et les réseaux d’eaux ne répondent plus aux besoins, faisant d’Antananarivo une des villes les plus sales au monde. Outre les infrastructures, l’accès à l’éducation ou aux services de santé ne suit non plus les besoins de la population. L’urbanisation devrait donc être prise en compte dans le développement du pays : elle devrait répondre à une réalité démographique, puisque de plus en plus de ménages choisissent de vivre et de s’installer en ville, elle contribue actuellement près du trois-quarts du PIB et génère donc une croissance économique, en concentrant les plus grandes entreprises du pays, offrant ainsi une perspective d’emploi à la population.

Anjara Rasoanaivo

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. « Pour des villes malagasy modernes, prospères et durables ».Et un forum de plus, encore un ! Au Carlton, bien sûr. Car il n’y a aucune raison, en costumes trois-pièces, d’aller salir son cul dans un bidonville (c’est à dire 90% des surfaces urbaines de Madagascar). On ne se moque pas un peu du monde, à votre avis ? Les participants devraient retrousser leurs manches et aller vider les tas d’immondices qui encombrent les rues. Ce serait un début.

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