Lac de Behoririka : Les marchands prêts à tout pour rester

Les marchands autour du lac de Behoririka refusent à tout prix de quitter les lieux.
Les marchands autour du lac de Behoririka refusent à tout prix de quitter les lieux.

« Certains occupants des lieux n’étaient pas rentrés chez eux depuis quelques jours, pour garder leurs places, de jour comme de nuit »

Les marchands autour du lac de Behoririka semblent être prêts à tout pour garder leurs places. Face aux bruits qui courent concernant la démolition de leurs stands pendant la nuit, ces
commerçants affirment mobiliser des veilleurs de nuit. « Nous agissons ainsi pour ne pas s’attendre à ce que l’endroit soit complètement rasé le matin. Et nous avons déjà agi ainsi pendant un bon bout de temps. Car nous ne cessons d’entendre que des individus envoyés par la Commune Urbaine d’Antananarivo vont venir ici pour tout démolir durant la nuit. Nous n’allons pas nous laisser faire », a confié Michel Rakotomalala, délégué aux marchés à Behoririka, hier. Selon lui, les marchands s’organisent entre eux pour désigner qui va veiller chaque nuit. « Du coup, il y en a qui ne sont pas rentrés chez eux depuis au moins 15 jours », rajoute notre interlocuteur. Par ailleurs, les marchands de Behoririka déclarent s’être alliés avec ceux qui ont été délogés dans le centre commercial «Tia Shop» Analakely, «pour réclamer nos droits de poursuivre nos activités en paix». Pour hier, ils ont observé une manifestation à Analakely avant de se regrouper devant l’Hôtel de ville. Objectif: « se faire entendre et être vus ». Ils disent en même temps avoir lancé de nombreuses demandes de rendez-vous avec Lalao Ravalomanana, maire de la ville d’Antananarivo, «mais en vain».

Incrédible. Par contre, une communication émanant de la CUA nous informe sur l’identité de l’individu qui dirige les manifs des marchands. « Il n’est plus crédible à cause de ses nombreuses relations avec les partis au pouvoir », dit-on dans ce message. Avant de rajouter que des négociations sont en cours entre les marchands et les responsables auprès de la municipalité. Quoi qu’il en soit, une telle affirmation risque de faire monter davantage la tension chez les marchands qui déclarent n’avoir jamais eu de réponses satisfaisantes de la part de la commune.

Arnaud R.

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