Prise en charge des survivantes de VBG : La réhabilitation des centres d’écoute et des conseils juridiques en vue

Des séances de sensibilisation contre la VBG seront menées à travers ce projet.

La lutte contre la Violence Basée sur le Genre (VBG) s’intensifie. Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) vient de lancer le projet « offre de services intégrés de santé sexuelle et reproductive d’urgence et de prévention et d’intervention contre la violence basée sur le genre pour les femmes et les filles les plus vulnérables de Madagascar ». Financé par le gouvernement japonais à hauteur de 591.574 dollars, il sera mis en œuvre dans trois grandes villes du pays dont Antananarivo, Toamasina et Mahajanga pour une durée de 12 mois. Le projet consiste d’une part à mener des séances de sensibilisation contre la VBG au niveau des communautés ; et d’autre part à effectuer une prise en charge intégrée des survivantes de VBG. Ainsi, c’est dans cette optique que se fera la réhabilitation de cinq centres d’écoute et de conseils juridiques pour la prise en charge psychosociale, médicale et judiciaire de celles-ci.

Des milliers de cibles. Le projet ciblera 20.000 jeunes filles et femmes dont 4.000 survivantes de violence incluant les personnes en situation de handicap. Selon le représentant de l’UNFPA à Madagascar, Koffi Kouame, le choix de ces trois grandes villes est loin d’être fortuit car elles enregistrent le plus grand nombre de taux de VBG dans le pays dont 55% pour Analamanga, 39% pour Boeny et idem pour Atsinanana. La période de Covid-19 n’a fait qu’amplifier cette situation mais il a tenu à rappeler que la pandémie n’est ni une excuse pour l’inaction, ni une excuse pour ne pas investir dans la santé et le bien-être de la population. L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Yoshihiro Higuchi quant à lui a indiqué que la protection de la santé des mères et leur protection contre la violence revêtent une importance particulière. « Ce sont toujours les mères qui sacrifient leur propre santé pour veiller à celle du reste de la famille. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour les protéger »,  a-t-il souligné .

Narindra Rakotobe

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