Recrutement d’enseignants supérieurs : Soupçon de « parachutage et de copinage » de la part du Seces Toliara

L’Université de Toliara vit actuellement une cessation des activités pédagogiques.

La branche tuléaroise du Syndicat des Enseignants-chercheurs et Chercheurs-enseignants craint une anomalie dans le processus de recrutement des enseignants-chercheurs auprès de l’Université de Toliara.

« Le syndicat a peur que les principes comme la transparence, la lutte contre le “kiantrano an-trano” ou encore la lutte contre le copinage n’aient pas été respectés dans le processus de recrutement des nouveaux enseignants de l’Université de Toliara ». Ce sont là les propos de Félix Rabialahy, président du SECES Toliara, joint au téléphone hier pour faire état de la situation qui prévaut dans ladite université actuellement. En effet, selon notre source, les nouvelles recrues de son université « ont intégré le corps d’enseignant-chercheur et de chercheur-enseignant suivant un processus qui n’a pas respecté celui défini par la loi. Pour pouvoir être recrutée, une personne doit avoir un diplôme de doctorat et doit avoir enseigné au moins pendant trois ans. Après quoi, le dossier de demande de recrutement devrait avoir l’avis favorable du collège », explique Félix Rabialahy. « Elles (ces nouvelles recrues) ont été des assistantes et non des enseignants vacataires. Certaines n’ont enseigné que pendant une année universitaire et leurs diplômes sont loin d’être du niveau doctorat mais elles ont été recrutées. Alors qu’à côté, il y a beaucoup d’enseignants vacataires qui attendent d’être recrutés mais qui n’ont pas pu l’être », déplore le président du Seces Toliara.

Douteux. Le président du Seces de Toliara, en dénonçant le profil des nouvelles recrues, avance l’importance de la qualité pédagogique comme étant l’un des premiers critères de recrutement d’un enseignant-chercheur ou d’un chercheur-enseignant. Et lui de renchérir « les profils de ces personnes nouvellement recrutées vont de parlementaire, épouse d’un haut fonctionnaire local ou encore d’un haut fonctionnaire d’un ministère régalien ». L’interview téléphonique avec le président du Seces Toliara a également été l’opportunité d’en connaître un peu plus sur la situation de leur grève illimitée et de l’éventuel impact de celle-ci sur l’organisation de la session du baccalauréat de cette année. « On a eu une réunion et on s’est convenu que notre grève ne devrait pas constituer un frein au bon déroulement des examens du baccalauréat à Toliara. Ceux-ci étant organisés de concert avec le ministère de l’Education nationale et que les boycotter prendrait en otage les candidats », note Félix Rabialahy. Avec une telle situation, les maux de l’Université de Toliara gagnent en liste. Déjà qu’à côté, la rentrée universitaire 2020-2021 n’a pas encore commencé alors que le baccalauréat 2021 va produire de nouveaux bacheliers.

José Belalahy

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Recrutement en catimini (?) d’enseignants à l’ Université de Tuléar , une continuation de la MEDIOCRATISATION des universités malgaches depuis la malgachisation et la popularisation (fampianarana ambony ho an’ ny vahoaka rehetra !) commencées en 1972-1975.
    Qu’ en pense les syndicat Seces TANA , et surtout son président plus prolixe et plus mediamaniaque pour d’autres sujets plus  » politiques » et plutôt de pouvoir ,
    face à cette alerte du syndicat Seces Tuléar bien dans son rôle de la recherche de RECRÉDIBILISATION des enseignements à Madagascar.

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