Santé publique : Le traitement à domicile des pestiférés, non-autorisé

Les pestiférés ne sont autorisés à rentrer chez eux qu’à la fin de leur traitement.

Les  pestiférés sont soignés au niveau des CSB II ou des hôpitaux et ne peuvent rentrer chez eux qu’à la fin de leur traitement. C’est notamment le cas pour les malades répertoriés à Arivonimamo.

Vigilance. C’est le mot d’ordre du ministère de la Santé publique dans la prise en charge des pestiférés. En effet, le traitement à domicile de cette maladie n’est pas autorisé, selon le Directeur de la promotion de la santé (DPS) auprès dudit ministère, le Dr Manitra Rakotoarivony. « La peste pulmonaire doit être soignée à l’hôpital ; quant à la peste bubonique, la prise en charge doit se faire au niveau des centres de santé de base. Cette mesure a été prise pour éviter l’automédication car l’usage abusif ou inadapté de certains médicaments comme l’antibiotique augmente l’antibiorésistance », a-t-il souligné. Concernant le cas de la peste pulmonaire dans la commune rurale  de Miandrandra, district d’Arivonimamo, le Directeur régional de la santé publique (DRSP) d’Itasy, le Dr Luc Razakamahefa, a expliqué que les 22 pestiférés sont toujours soignés au Centre hospitalier de base (CSB II) local et ils ne pourront regagner leurs domiciles respectifs qu’après la fin de leur traitement. « Ils ne sont autorisés à rentrer chez eux qu’après dix jours de traitement. Leur état de santé s’est amélioré et cette sortie est donc prévue demain ou jeudi », a-t-il précisé.

Préventions. La saison pesteuse a déjà démarré et jusqu’ici, elle a fait sept victimes. Ces décès ont été recensés dans la commune de Miandrandra à Arivonimamo et le ministère de la Santé a indiqué que jusqu’ici, c’est la seule localité où on a enregistré des cas. Cependant, tous les dispositifs ont déjà été mis en place pour briser la chaîne de transmission. Des investigations ont été menées pour le « contact tracing » ou l’identification des personnes qui étaient en contact avec les malades. Après l’identification, il y aura par la suite la chimioprophylaxie des cas contacts ainsi que la désinsectisation des domiciles. La sensibilisation se poursuit également au niveau des foyers pesteux.

Narindra Rakotobe

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