Out les taxis-motos ! : Une décision déplorée par les acteurs

Les taxis-motos permettent de gagner du temps…et de l’argent.

Des propriétaires et conducteurs de taxis-motos de la capitale demandent à se faire régulariser et à œuvrer dans le respect des normes. Selon ces acteurs, les autorités constituent le blocage.

« Le conseil municipal a pris une décision qui nous concerne sans nous avoir consulté, ne serait-ce que pour discuter de la problématique avec nous. Les conseillers municipaux se sont empressés de choisir entre deux questions : oui et non. C’est tout de même désolant lorsqu’on parle de transport public, du quotidien de la population tananarivienne et de la vie en société en général». Ce sont les propos de Tsiritiana, président d’une organisation qui regroupe des propriétaires et des conducteurs de taxi-motos de la capitale, suite à la décision du conseil municipal de la Commune urbaine d’Antananarivo d’interdire leur activité. Une «décision unilatérale» selon toujours notre source qui appelle les autorités de la ville des milles au dialogue. «Nous ne demandons qu’à régulariser notre situation, à payer les impôts et taxes liés à notre activité. Et pour cela, nous sommes prêts à discuter avec les autorités. Après tout, l’activité nous concerne et nous avons notre mot à dire, ce qui est tout à fait légitime», lance Tsiritiana.

Boudés. L’entretien avec Tsiritiana a également permis de savoir que les différents acteurs ont déjà avancé dans les propositions de régularisation et de normalisation de leurs activités. «Comme notre activité ne dispose pas de cadre règlementaire, on a conçu un projet de texte de loi qu’on nous a demandé de concevoir et qui devait ensuite être présenté aux parlementaires pour adoption», explique Tsiritiana. Notre source d’ajouter «la Commune urbaine d’Antananarivo n’a accepté de la recevoir qu’après la décision du conseil municipal». L’organisation dirigée par Tsiritiana aurait également déposé des propositions de régularisation auprès du ministère des Transports ainsi qu’auprès de l’Agence des Transports Terrestres. «Jusqu’ici, nous n’avons pas eu de retour de la part de ces entités», déplore Tsiritiana. Avant de se renseigner sur la nécessité pour les parties prenantes de dialoguer. Chassés, les taxis-motos constituent une solution aux embouteillages non réglés (une problématique qui semble impossible à résoudre) chez certains habitants de la capitale. Ce qui ferait de ce type d’activité un concurrent (adversaire pour certains) non négligeable pour les propriétaires et conducteurs de taxis. Si ailleurs, la concurrence permet d’innover et de développer une activité, un service ou un produit, dans la capitale malgache, elle est encore loin d’assurer ce rôle. On fait tout pour qu’il n’y en ait pas.

José Belalahy

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. De même qu’un Malagasy ne sera jamais un « vahaza », de même Tana ne peut être Hong Kong ou quelque autre ville occidentale ou occidentalisée . Et les utilisateurs de taxi-moto sont partie de la population et du paysage malgache.
    Certes il est bien plus confortable d’interdire tandis qu’imaginer des solutions adaptées et adaptables obligent à sortir de sa zone de confort . Mora -mora : la démocratie n’est pas un acquis, mais une conquête…Sans fin . Heureus
    Ement . Alors ce dossier reviendra .

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