Migrants climatiques : L’absence de politique de gestion pointée du doigt

Les feux de forêts sont généralement causés par des activités comme l’agriculture ou l’élevage.
FJ/20.10/Drive/Migrants

Les migrants climatiques sont pointés du doigt comme étant les acteurs des destructions des aires protégées malgaches. Venant du Sud de Madagascar où la terre ne leur permet pas de cultiver et où les conditions de vie sont plus que difficiles, ils constitueraient actuellement « des dangers pour la préservation de la biodiversité malgache ». Ce qui serait accentué par « l’inexistence de plan, politique ou stratégie de gestion claire de ces migrants climatiques. Lorsqu’ils ne disposent pas d’endroits prévus pour les accueillir, les migrants climatiques se tournent vers les forêts et les ressources qu’elles abritent. La forêt constitue une solution de facilité et des sources de revenus rapides pour ces gens qui ont quitté leurs régions pour de meilleures perspectives ailleurs », nous a confié Julien Noël Rakotoarisoa, Directeur général de la gouvernance environnementale auprès du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Ainsi, pour ce responsable,  « l’inexistence d’une politique et d’une stratégie de gestion claire des migrants climatiques perturbe la mise en œuvre de la stratégie de préservation ainsi que la gouvernance des ressources ». Par ailleurs, Julien Noël Rakotoarisoa évoque un projet de mise en place de « planification territoriale spéciale » dans plusieurs régions touchées par la problématique de la migration climatique. Un projet qui nécessiterait l’implication des autres départements ministériels et de tous les acteurs quant à sa mise en œuvre. Toujours dans ce même ordre d’idée, le Dr Mamy Rakotoarijaona, Directeur général auprès du Madagascar National Parks soulève l’importance d’attribuer une force exécutoire à ces types d’instruments. « Ankarafantsika dispose d’un plan intercommunal d’aménagement du territoire qui prend en compte les migrants climatiques. Force est toutefois de constater que ce plan ne dispose pas de force exécutoire. Ce n’est ni une loi, ni un décret, ni un arrêté et cela rend difficile son application et par ricochet, l’atteinte des objectifs fixés », nous a-t-il confié.

José Belalahy

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication

Poster un commentaire