Alimentation et agriculture : La FAO, le FIDA et le PAM répondent présents  

La tenue de la Foire de l’élevage, de la pêche et de l’agriculture (FEPA) la semaine dernière, du 15 au 17 octobre 2021, a permis de rassembler trois causes, à travers trois journées internationales majeures, occasions saisies par trois agences du Système des Nations Unies basées à Rome (RBAs) de réaffirmer leur soutien au gouvernement à Madagascar.

Cette foire, organisée par « Malagasy Professionnels de l’Élevage » (MPE), a accueilli la célébration de la journée mondiale de l’alimentation. Le 15 octobre, coïncidant avec la journée internationale de la femme rurale et le 17 octobre avec la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, et compte tenu du rôle déterminant des femmes en milieu rural dans les systèmes alimentaires, trois agences onusiennes basées à Rome (RBAs), à savoir la FAO, le PAM et le FIDA, ont saisi l’occasion pour réaffirmer leurs appuis au gouvernement malgache, à travers notamment le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, en matière de développement de l’agriculture et de lutte contre l’insécurité alimentaire. Faut-il rappeler que le mandat de ces trois agences est centré en grande partie sur la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Mandat. La FAO, le FIDA et le PAM ont ainsi apporté leur soutien pour le relèvement rapide des populations vulnérables affectées par l’insécurité alimentaire dans le Sud de Madagascar, mettant leur complémentarité au profit de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans cette partie de l’île. Ce, avec le concours synergique des autres acteurs du développement. « La transformation structurelle proposée par le MINAE pour les trois régions du Sud à travers le développement des capacités productives des populations rurales, l’accès durable à l’eau et aux technologies et pratiques résilientes au changement climatique et la mise en place, entre autres, de banques alimentaires et de banques de semences, est soutenue par les RBAs », a-t-il été affirmé.

Investissements. Pour apporter des réponses structurelles à la vulnérabilité des populations rurales du Grand Sud de Madagascar, le FIDA préconise d’investir dans l’accès aux infrastructures hydroagricoles et aux technologies et pratiques adaptées et résilientes aux chocs climatiques. Réduire la vulnérabilité du Sud est une priorité non négociable du FIDA et il est primordial d’investir tant dans l’accès aux infrastructures de base comme les routes, les pistes, l’eau, l’électricité, etc., que dans le renforcement des capacités des institutions rurales de proximité qui apportent des services aux populations rurales, notamment en matière d’accès aux intrants et aux conseils agricoles, aux informations agrométéorologiques, aux services financiers, etc.

Agir sur les risques climatiques. Selon le PAM, « Des dizaines de milliers de vies sont en danger dans le Sud de Madagascar, l’un des nombreux endroits du monde où le changement climatique a entraîné des conditions de famine ». Et de préciser que des sécheresses consécutives ont plongé près de 1,1 million de personnes dans une situation de faim extrême. Près de 14 000 d’entre elles se trouvent dans des conditions proches de la famine et ce nombre devrait doubler d’ici à la fin de l’année. Jusqu’à 63% des habitants du Sud du pays sont des agriculteurs de première génération qui ont vu leurs moyens de subsistance s’effondrer et leur seule source de nourriture se tarir à cause de la sécheresse. Les communautés vulnérables, dont la grande majorité dépend de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage et qui contribuent le moins à la crise climatique, continueront à subir le plus gros des impacts avec des moyens limités pour amoindrir le choc. « Nous devons aller au-delà de la gestion des conséquences des crises et agir plutôt sur les risques climatiques afin qu’ils n’aient plus le pouvoir de détruire la sécurité alimentaire des communautés vulnérables », soutient alors le PAM.

Les trois agences d’unir ainsi leurs voix en affirmant qu’il est de la responsabilité de tous, de sensibiliser sur « l’importance d’un mode de vie sain et durable », dans la mesure où l’issue dépend des efforts déployés pour atténuer les effets du changement climatique, la dégradation de l’environnement. En somme, mettre en place un mouvement pour l’alimentation qui prône un changement ambitieux.

Recueillis par Hanitra R.

 

 

 

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