Filière pêche : 4 000 paysans formés à la rizipisciculture

L’élevage de poissons dans une rizière en parallèle avec la culture du riz n’est pas méconnu à Madagascar, pourtant cette pratique n’est pas encore développée. C’est dans cette optique que le projet AMPIANA-2 envisage de former 4 000 rizipisciculteurs à Analamanga et Itasy pour une production de 230 tonnes de poissons par an

Tirer parti des ressources aquatiques pour renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition. C’est ce que l’on peut dire du projet d’Appui aux marchés piscicoles de la région Analamanga phase -2 (AMPIANA 2) qui cible 50 communes réparties dans cinq districts des régions Analamanga et Itasy. C’est l’un des cinq projets du programme AFAFI-centre financé par l’Union Européenne dans le cadre du 11e Fonds Européen de développement (FED). Démarré en mars 2021, sa mise en œuvre s’étalera jusqu’en 2025 dont le coup d’envoi s’est tenu hier à Mahavelona dans le district d’Ankazobe. « Les bénéficiaires de ce projet n’auront plus à se déplacer dans la Capitale pour suivre des formations sur la rizipisciculture car les techniciens effectuent des descentes sur terrain pour dispenser des formations sur les techniques essentielles sur cette pratique », selon le chef de ce projet, Fihaonantsoa Ramanamandimby. En parallèle, ce projet vise à améliorer durablement les revenus des ménages ruraux et leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, principalement celle des femmes et des enfants.

230 tonnes. C’est la production de poisson envisagée chaque année dans les zones ciblées à travers les 4000 exploitants familiaux dont 400 producteurs d’alevins de carpe. Pour réaliser cette production, le projet envisage de développer les organisations paysannes et la mise en réseaux des acteurs de la filière ainsi que la formation des commerçants aux bonnes pratiques d’hygiène. La satisfaction des besoins fondamentaux des communautés en matière d’alimentation, de santé et de revenus ainsi que la multiplication des opportunités de création d’emplois et l’encouragement de l’auto-emploi pour les jeunes et les femmes ne seront pas en reste. « J’ai pu améliorer la technique de production d’alevins grâce à l’appui du projet AMPIANA-1. Avec la deuxième phase du projet, j’envisage de produire 13 000 alevins contre 5 000 à 7 000 auparavant », témoigne William Rakotonandrasana, rizipisciculteur dans le fokontany Tsimiamboholahy, commune Fihaonana, district Ankazobe. A noter que le ministère de l’Economie et des finances et de son Bureau d’appui à la coopération extérieure assurent la coordination et le suivi du programme AFAFI-Centre si le ministère de la Pêche et de l’économie bleue est le maître d’œuvre du projet AMPIANA-2

Narindra Rakotobe

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