Pétanque- Juan Éric Rakotondralambo : « Il faut aménager le mode de sélection des équipes nationales ».

Juan Éric Rakotondralambo est un vrai passionné de la pétanque

Passionné de pétanque et membre actif de la Commission Centrale des Arbitres, Juan Éric Rakotondralambo est de ceux qui aiment voir la pétanque malgache ravir les titres de champion du monde. Celui qui se prépare à rejoindre les deux arbitres internationaux du moment, se livre au cours d’une interview exclusive.

Midi : Pour sa première participation aux championnats du monde, la FSBM a ramené un seul titre, celui de Doda Faneva aux tirs de précision chez les juniors. Pensez-vous qu’on aurait pu faire mieux ?

Juan Éric Rakotondralambo :  » La pétanque malgache est l’une des meilleures au monde. C’est l’une des rares disciplines à remporter un titre mondial et à cet effet, je pense que l’Etat doit l’aider au maximum. Certes la pétanque n’est pas de taille à rivaliser avec le football et ses nombreux stades aux normes, mais il est possible de construire des boulodromes et à moindre coût pour développer davantage cette pétanque qui a, je le dis et redis, du potentiel. »

Midi : Nos échecs à Santa Susanna ont-ils une explication pour vous ? 

J.E.R. : » Je ne vais pas critiquer ces déplacements en Espagne et encore moins le sommet africain à Ouagadougou mais il est de mon devoir d’émettre des propositions constructives pour un meilleur résultat. A mon humble avis, il faut réaménager le mode de sélection des équipes nationales. D’abord pour le choix du quatrième joueur, j’estime que cette place doit revenir au champion et à la championne de Madagascar en tête à tête. Car il est évident que si on gagne un tel tournoi, cela signifie qu’on est polyvalent et qu’on est mieux placé pour renforcer l’équipe nationale. Sur ce point également, les deux joueurs sélectionnés seront les vainqueurs du championnat en doublette. Il reste alors à trouver le troisième joueur issu d’une véritable sélection de 10 meilleurs joueurs de la saison. Il faut donc donner des points à chaque joueur évoluant au championnat de Madagascar en triplettes mais avec une nouvelle formule comportant un quatrième joueur. Le but est de pouvoir intégrer dans la formation un patron ou un « boss » sans qui une équipe restera toujours moribonde. Il ne faut pas perdre de vue que la majorité des boulistes vit de la pétanque. »

Midi : Et qu’en est-il de la participation aux tournois en France qui sont d’une importance vitale pour les boulistes ? 

J.E.R. :  » C’est vrai et que la FSBM ne peut pas les empêcher de partir. Cependant et comme ces boulistes portent toujours les couleurs de Madagascar aux Masters ou au tournoi. L’Equipe sans parler des autres organisations, la fédération a un droit de regard pour n’envoyer que ceux qui montrent un comportement exemplaire durant la saison. Inutile d’ajouter que la FSBM doit aussi prendre en compte l’intégrité du joueur qui fait un deal qu’il n’ira pas grossir les rangs des clandestins. C’est comme cela que ce va marcher. »

 Propos recueillis par Clément RABARY

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