La Ceni fait débat

Les députés examinent le projet de loi sur la nouvelle Commission électorale nationale indépendante. Les débats qu’il suscite ne se limitent pas à l’Hémicycle mais touchent également le grand public. La composition du Ceni intéresse. Depuis que les élections précédentes ont montré au grand jour, les lacunes et les faiblesses de la structure qui l’a précédée, la vigilance est affichée pour la composition de la nouvelle, car il vaut mieux prévenir que guérir, dit le dicton.

La Ceni  fait débat

La Ceni-T qui détient les pleins pouvoirs dans l’organisation et le déroulement des élections a été composée selon les textes pris en 2012, de 10 membres issus des formations et groupements signataires de la Feuille de route, de 10 représentants de la société civile, de 2 représentants de l’administration et d’un président choisi par la CENI-T en dehors de sa composition originelle. Elle a fonctionné de cette manière, dans une certaine confiance générale qui l’a permise de mener à bout ses missions. On lui doit les présidentielles, les législatives, les communales et les municipales. Au total, on lui reconnaît le retour à l’ordre constitutionnel et la démocratie. Malgré le satisfecit, les élections n’ont pas manqué de contestations. Des lacunes, il y en a eu. Entre autres, des fichiers électoraux qui comportaient des anomalies en nombre, des doublons partiels ou totaux ou encore des saisies incomplètes. Des soupçons de fraudes et de corruption aux différentes élections. Ce revers de la médaille jette de l’ombre sur la Ceni-T. Mais le succès de son parcours le couvre. Il lui est ouvert aujourd’hui une sortie par la grande porte de l’histoire. Les leçons tirées de son expérience devraient permettre de marquer la prudence dans les propositions de composition des membres de la nouvelle Ceni. Le débat politique tourne actuellement entre deux propositions pertinentes. L’une favorable à la présence de membres issus de partis politiques, l’autre seulement des membres des organisations de la société civile. Les partisans de l’intégration de membres issus de partis politiques dans la commission estiment que c’est le gage de la transparence. Les membres s’observent et empêchent ainsi les infractions. Les partisans d’une composition qui écarte les politiciens, pensent que l’assurance de l’indépendance de la structure et de la sincérité des élections passe par là. Ne pas être juge et partie. Le débat continue ! Que choisiront les députés pour garantir aux élections futures, indépendance, transparence et sincérité des élections ? La décision dans quelques jours. Le public suit avec intérêt car beaucoup de politiciens cachent souvent leur talent dans les organisations de société civile.

Zo Rakotoseheno

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. il falait aussi enlever le i de CENI parce que elle ne serrat jamai indépendante

  2. Il faudra trouver rapidement un terrain d’entente entre les parties, faute de quoi, la situation va tourner en boucle et demeurera un cercle vicieux. Madagascar a besoin de stabilité et ce, sur tous les plans. Ne jamais oublier les propos de Hery Rajaonarimampianina, prôner l’intérêt supérieur de la Nation… et non l’intérêt personnel. A bon entendeur.

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