Une législation totalement dépassée

Ce n’est pas la première fois que le SEFAFI interpelle l’Etat. Il le fait toujours de manière pertinente. Cette fois, cet observatoire de la vie publique a pointé du doigt une de tares des régimes qui se sont succédé : la non-application des lois votées.

Une législation totalement dépassée

Hier comme aujourd’hui, les régimes ont donné l’impression qu’ls étaient en phase avec la société et ont montré leur désir de faire évoluer les différentes législations, en présentant de nombreux projets de loi à l’Assemblée nationale. A chaque session, les lois ont été votées, puis on en est resté là. Les décrets d’application n’ont jamais suivi et  on a  constaté un véritable immobilisme dans plusieurs secteurs de la société. Le SEFAFI  parle de cette situation sans  détour et explique de cette manière le marasme d’un pouvoir qui, comme ceux qui l’ont précédé, donne l’impression de conserver des positions acquises. L’Etat malgache est un colosse qui ne veut pas évoluer et qui est freiné par des rouages rouillés.  Madagascar vit encore dans certains secteurs avec une législation totalement dépassée qui aurait dû évoluer . Des lois ont été votées pour mettre le pays en harmonie avec son temps. La question posée par le SEFAFI : « A quoi servent les lois ? » est plus que jamais d’actualité. C’est donc tout à fait normal que les citoyens versent dans l’incivilité, puisqu’ils ont l’impression que les dirigeants ne se préoccupent pas de l’application de lois pourtant votées. On dit que nul n’est censé ignorer la loi, mais quand ceux qui doivent  l’appliquer, l’ignorent superbement, on ne peut pas s’étonner du laisser-aller généralisé. C’est une remise en cause totale que nos dirigeants doivent faire. Madagascar se trouve actuellement tout au bas de l’échelle des pays africains. Il n’est pourtant pas trop tard pour réagir et pour essayer de remonter la pente. Les Malgaches ne demandent qu’à suivre des règles claires. Le  développement est à ce prix.

Patrice RABE

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